lundi 1 juin 2009

Couper...

1 juin 2002
Je déleste mes murs trop silencieux pour les murmures d'un café avec l'espoir qu'ils sauront apaiser la douleur de cette solitude qui me pèse.
Presque seul à une table, devant une tasse qui fume, je me noircis les doigts d'encre en tournant des pages d'inepties d'un journal plutot quelconque.
La présence autour de moi de ces gens m'isole davantage. Leurs bruits ne font qu'amplifier l'intensité du silence de la solitude dans laquelle je me trouve.
J'avale de travers les dernières gouttes de ce café et je quitte pour retrouver mes murs vides. Ce soir là, je n'ai revé à rien.

1 juin 2009
Je déleste mes murs trop silencieux pour les murmures d'un café. Je n'entretiens pas l'espoir qu'ils sauront apaiser la douleur de cette solitude qui me pèse. J'ouvre la porte, je devine que la belle rousse me salue, je n'entends pas, je retire l'oreillette de mon mp3 pour lui demander un paradiso noir. Une fois la transaction faites, Je me redébranche en remettant mon oreillette en place.
Je choisi ma table, ouvre mon portable pour profiter des ondes. La musique en tete, l'écran dans les yeux, le sentiment d'isolement n'est plus là. J'ai trouvé à m'occuper, non plutot , j'ai trouvé à me couper. Je ne dirais pas que je suis heureux, je dirais qu'ainsi, je ne sens pas ma souffrance. Les béhavioristes disent que la disparition d'un stimulus négatif est l'équivalent de l'ajout d'un stimulus positif. À peu près, je ne fais pas dans les nuances.

Le silence se présente à moi entre deux chansons de mon mp3, j'entends les clac clac des claviers, les sons des musiques trop fortes à l'oreille de certains, je regarde ces visages illuminés par leur écran avec lequel ils communiquent avec le monde. Mon voisin est en Chine mais on ne s'est pas salué.
La musique revient, je rafraichis mon écran et je me demande pourquoi ai-je besoin d'etre entouré de monde pour me couper de lui?

Je retourne chez moi, mes murs n'ont rien à raconter, moi non plus, d'ailleurs. J'ouvre la télé, c'est Docteur House, super, j'aime bien la directrice de l'hopital, elle est belle, elle a un gros cul mais je ne sais pourquoi je le trouve sensuel. Elle doit etre bonne comédienne. Je sais qu'elle est juive, ca l'avantage pas, quoiqu'un cul cachère, pourquoi pas?

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Theme inspiré d'un autre beau texte de Oops que l'on peut lire ici

3 commentaires:

Oops, we're dead! a dit…

J'aime le contraste des deux, les observations, la solitude latente. J'aime ta plume.

un gars a dit…

Oops...
Tu es trop gentil, ma plume est paresseuse et inculte,presqu'illétrée. Mais j'ai aimé te lire dans un café et j'aimerais en lire d'autres aussi sur ce sujet. Je sais qu'il y a des tags, je ne sais trop comment ca fonctionne, je vais en inviter quelques uns je crois.

Contes de Fée a dit…

Belle découverte que Oops, merci Un Gars!

D'ailleurs, lui et moi on a un truc en commun: j'aime aussi votre plume.

Quant à la Tag, ça me tente. Je vais toujours au même endroit où travaille toujours le même monde. Je tenterai de vous faire découvrir cet univers comme si vous y étiez.