jeudi 28 mai 2009

Ma Bellucci...


Je m'ennuie de vous madame.

J'ai souvenir de longs cheveux noirs que je trouvais sur mes draps, ils me rappelaient ces quelques nuits récentes passées en votre compagnie et remplissaient le vide laissé par votre départ.
Le café le matin avec croissants en prélude aux caresses qui trop brèves se terminaient vers les 15h00.
Malgré votre pudeur d'ancienne anorexique, il vous arrivait d'aller ouvrir ou fermer soit une fenetre ou un rideau. Vous laissant ainsi regarder nue sachant que j'aimais beaucoup voir ce corps que vous n'aimiez pas. J'appréciais , c'était un cadeau qui m'était offert et je savais l'effort que ca vous demandait.

Votre TOC m'enfermait dans certaines pages de votre agenda que vous aviez en trois copies. Ca me frustrait parfois d'etre ainsi casé mais je n'ai jamais douté de l'importance que notre relation avait pour nous.

Je m'ennuie de ces soupers en prélude, tout était un prélude en fait. Ce rituel composé de vins, de fromages à pate molle, de pain du Fromentier, d'une salade faites de tomates et de coeurs de palmier.

Vous m'avez appris l'amour d'une belle facon, belle italienne.

J'ai souvenir de votre amour généreux et sécurisant. De nos rigolades, de votre intelligence, de votre coté rebelle relié à votre passé de punk, de notre complicité et de cette capacité qu'on avait à se regarder dans les yeux comme ca simplement, content.

J'ai souvenir aussi de n'avoir jamais aimé et etre aimé autant.

J'ai souvenir de vous ma belle, votre prénom résonne encore dans mon coeur comme un des plus beau au monde.

Il n'y a plus de douleur à vous évoquer, seulement quelques larmes dont je ne sais trop la teneur.

2 commentaires:

Grabielle a dit…

c'est touchant... c'est tout doux...

un gars a dit…

@ Gabrielle,
Je l'aime bien ce billet et merci de t'y etre arretée.
Le deuil est fait je crois. C'est une relation qui date de quelques années. Ca ferme la boucle.
Je l'ai écrit aussi en pensant à une autre blogeuse qui dans quelques mois, dans quelques années parlera peut etre de son grand-père d'une facon similaire. Cette capacité de parler de quelqu'un sans ressentir trop de douleur.

Ca rajoute aussi une couleur à ma palette dans ce blog qui est souvent sombre.