mercredi 30 juin 2010

188...


Bouton A, je pèse dessus, 188, sur l'écran 176.

Je ne vais pas végéter là sur une chaise, m'en va aller jaser avec Suzanne.
Vous connaissez, sur le Plateau c'est une vedette, le dépanneur Léo, le plus beau de l'univers. De lanaudière, un brin au nord de Saint-Joseph. Si vous êtes de Montréal, faut aller voir.

Pendant qu'à la Caisse Pop les numéros défilent, Suzanne et moi parlons de cancer, d'accompagnement aux mourants, tout les deux s'avouant impuissants devant la vie d'une personne qui se termine. Quoi dire d'autre?

Je sens mon numéro, je quitte, à travers la vitre de la caisse, je vois à l'écran 188, wow, je suis chanceux sinon j'aurais du faire un autre tour.
J'arrive à point, la caissière est jeune et jolie, je l'aurais bien prise, mais je prend la chaise, ce qui est plus convenable socialement parlant.
Elle - J'allais appeler le numéro suivant.
Moi- Je suis chanceux, j'arrive juste à temps et en plus vous êtes la plus jolie.
Je sors mes deux cartes essentielles à tout être social sans cela vous n'existez pas. Ben vous existez pour être collecté, mais pour être payé.
Je suis un sans compte.
Elle- Bien avoir un compte de banque est un privilège pas un droit.
Moi- Oui je sais, vous changez mon chèque par obligation.
Elle- Oui la loi nous y oblige.
Moi- oui je sais bien, je le sens à chaque fois que je viens ici. Vous n'auriez pas l'obligation que vous en seriez heureux.
Elle se lève pour chercher mon 595$ pas gagné, j'en profite pour lui regarder le cul, qui n'était pas si mal. Elle revient et étale ma fortune devant moi. Il manque 2$, je ne l'aurais pas vu, elle oui.
Moi- Demain, je n'ai plus rien.
Elle- Ben oui.
Moi- Venez me voir rue Laurier ouest demain.
Elle n'a rien dit.

Alors avec mon magot je retourne au dépanneur Léo.
Moi- Je vais prendre 1$ de bonbon. Il y a 30 contenants, je dis un de chaque. Elle me fusille.
Elle- Elle a quel âge?
Moi- 10 ans.
Je l'a laisse choisir, ma fille à 18 ans, je trouvais ridicule de le dire. Des bonbons et 10 ans, ça me semblait mieux.
Un peu plus tard, Parc Laurier, ma fille arrive, après quelques mois d'absence physique, on discute comme si on c'était vu hier et elle bouffe ses bonbons entre deux appels de cell.

Elle est belle et sexy et lorsque je lui ai parlé de l'importance de l'intérieur, elle m'a dit, ben à la maison je suis en T-shirt.
Je vous ai dit qu'elle est blonde naturelle?
Pis elle rajoute moi le matin, 5 minutes pis je suis prêtes.
Moi- Ha oui.
Elle- Ben après avoir mis ma crème, pis ceci et cela.
Finalement son 5 minutes, c'est après le 55 qui précèdent. Elle est drôle cette Miss poupoune.

Bref, une belle retrouvailles, je suis heureux ce soir.
C'est le bon temps pour me confronter, il y aura une fleur au bout de mon canon.

5 commentaires:

Marie a dit…

Ça fait plus d'un an que je n'ai pas de pièces d'identité...

J''aime tes textes, Vraiment! Tu quittes la blogosphère pour vrai? (tu ne m'as pas répondu la dernière fois)

Michel a dit…

J'ai l'habitude de répondre mais il m'arrive de rater mais ce n'est pas par choix, j'aime répondre à tout le monde.

Oui Marie, alors profitons ensemble de la quinzaine que j'entends bien rentabiliser.

Marie a dit…

Je suis triste alors.

Michel a dit…

La tristesse est une belle émotion.
Ben, elles sont tous belles mais la tristesse, je l'aime bien, je l'a trouve chaleureuse et enveloppante et douce.

Marie a dit…

enveloppe toi alors, de cette douceur, de cette chaleur.