dimanche 21 décembre 2008

Solstice d'hiver...

Aujourd'hui, le jour le plus court, la nuit la plus longue.
Le début de l'hiver?
Le début de la fin de l'hiver plutot.
Dès demain, le temps d'ensoleillement sera plus long à chaque jour.
N'est- ce pas merveilleux cette fin de l'hiver qui s'amorce pour nous conduire à l'équinoxe d'un nouveau printemps?

Les croutes...

- Mange tes croutes.
- J'aime pas ca.
- Si tu veux grandir tu dois manger tes croutes.
- Ouais, ouais, tu me prends pour un imbécile, je grandirai de toute facon.
- Bien alors les croutes ca rend intelligent.
- Ha ouin, bien je le suis déjà.
- Alors tu auras pas de dessert.
- C'est quoi le dessert?
- Ben ca sera des croutes chaudes avec du sucre.
- J'ai pu faim.

Personnellement j'en ai rien a foutre des croutes.
C'est seulement devant l'incertitude d'un prochain repas et devant la rareté du pain que l'intéret pour les croutes augmente.

samedi 20 décembre 2008

Pinball machine...


Chroniques d'un gars est tout récent. Je n'ai pas de direction, ca part dans tout les sens. J'avance sans savoir ou je vais.
Je ne choisis pas la direction, je l'a vois après.
Je me sens comme une bille dans une machine à boule.
J'espère ne pas tilter.

C'est pas moi, c'est l'autre...


- Cé une folle j'te dis. Elle m'harcèle au bureau, le patron doit lui dire de pu appeler. Elle a pas d'allure. Veux tu ben me dire à quoi j'ai pensé de faire un enfant avec elle. Elle me menace tout le temps que je verrai pu ma fille. J'suis pogné à vie.

Et mon psy de répondre:
- Qu'est ce que tu fais qui contribue à cette dynamique?
- J'ai rien à voir là-dedans, c't'une folle. Elle s'engueule avec les chauffeurs d'autobus, les voisins. Hey, elle a meme mordu le doigt d'une bibliothécaire, tsé, faut le faire, non?

Je me dis que ce psy là est dans le champ et comprends vraiment rien. Tu parles d'une question à poser. J'en reviens pas qu'il laisse sous-entendre que j'aurais un role à jouer dans cette dynamique de fou qui m'est imposée par Madame.

Je quitte son bureau en colère, frustré par son incompréhension. Il ne comprend rien à ma souffrance, ni à l'enfer dans lequel elle me plonge jour après jour. Elle me tue petit à petit et je suis seul au monde avec mes blessures qui m'ébranlent au plus profond de mon etre.

Elle, par contre, Madame, a tout ce qu'il faut comme appuies dans sa correctitude. Elle me dit souvent...
- Tout le monde dit que t'as pas d'allure.

Tout le monde calisse, je suis mal pris en maudit. L'Amérique du Nord, celle du Sud, l'Europe, l'Asie, les Afriques, l'Océanie et meme les extra-terrestres confirmeraient tous que Madame a raison.
- Qui ca tout le monde?, elle ne répond jamais. Tellement évident j'imagine qu'elle ne ressent peut-etre pas le besoin de justifier cette affirmation.

Au cours de la semaine qui a suivi, la question ridicule du psy occupait mon cerveau. Il y a un dicton qui dit It take two to tango, un truc du genre. J'ai fini par accepter de me demander comment je pouvais participer à cette escalade.
À mon grand étonnement j'ai pu identifier des choses venant de moi qui pouvaient attiser le feu.
Je ne dis pas que je suis responsable de tout, la mère de ma fille à sa personnalité (plutot explosive, la mienne implosive), mais j 'ai vu que ma facon d'interagir avec elle qui pouvait avoir pour effet de contribuer à l'escalade des tensions.
Il m'est apparu clairement que j'attaquais aussi. Rationnellement je me disais, bien non mon gars tu n'attaques pas, tu te défends, mais ca? je n'ai jamais entendu quelqu'un dire j'attaque sans raison, par simple méchanceté. Toutes les personnes que j'ai connues lorsqu'elles attaquent croient fermement qu'elles se défendent d'une agression. Comme si le monde n'était constitué que de victimes.

En poursuivant mes réflexions j'ai pris conscience que meme dans les moments ou je ne suis pas l'instigateur, ma facon de me défendre, contribue à l'escalade.
J'ai réalisé que je suis vulnérable dans la mesure ou j'arrive difficilement à m'affirmer efficacement. Sans etre, à priori, une provocation comme telle je contribue ainsi à faire en sorte que la dynamique perdure et se détériore. Décidemment je n'arrive plus à me voir comme une simple victime innocente d'un autre, cruel. Font chier les psy.
Suite à ces réflexions, je ne pouvais plus envisager l'affaire sous le seul angle de c'est pas moi c'est elle.

Il y avait aussi beaucoup de moi dans cet enfer qu'était ma vie de parent.


Après 17 ans, je pourrais dire objectivement que la mère de ma fille a fait un bout d'introspection sur l'affaire, bien que je reste pour elle celui qui n'a pas d'allure, celui qui a légué les traits de caractères qu'elle n'aime pas chez sa fille. Mais j'aurais eu un père comme le sien et je ferais peut etre pareil. En tout cas, je peux vivre avec ces reproches là.

Je n'embarque plus beaucoup, parfois ca désamorce, parfois pas, mais ca ne me blesse plus autant, j'en suis moins affecté. Ce n'est pas de l'indifférence c'est plutot que j'arrive à m'affirmer un peu mieux et j'arrive à mieux me protéger. Je pourrais dire que l'enfer est terminé pour moi depuis 4-5 ans environ. Quelques brulures aux mollets parfois mais en surface seulement, rien à voir avec ces brulures au troisième degré sur 80% de la surface de mon corps.

C'est un long processus, très long. Lorsqu'on baigne dedans, on a parfois l'impression que l'on en sortira pas vivant. L'espoir disparait laissant la place au désespoir.
Dans mon cas la douleur fut particulièrement forte car j'avais connu l'enfer dans ma famille d'origine alors j'avais fondé beaucoup d'espoir pour ma famille à moi. L'impact de l'échec fut dévastateur. Mais avec le temps, avec le temps tout...

Je n'ai qu'un conseil pour un parent qui a un enfant avec un ex...
Ne laissez pas la colère vous dicter l'utilisation des mots Monsieur ou Madame, par respect pour l'enfant maintenez père et mère.
Ca peut paraitre un détail, mais l'autre reste le parent de l'enfant, une partie importante de ce qui le constitue, en niant cette partie, c'est inévitablement une partie de l'enfant que l'on nie en meme temps. Je ne suis pas fort sur les conseils mais celui là, j'en suis sur, alors je l'ose.

********

Un de mes défauts, je sais comment provoquer l'autre, ben oui, la confrontation est l'une de mes forces. Ma fille s'essaye avec moi mais je vois venir l'affaire. Je ne sais si j'ai le gout de lui enseigner cet Art par contre?
J'hésite parce qu'au bout de la provocation je finis souvent écrasé parce que je m'attaque souvent aux monstres. Je tente plutot de lui enseigner le judo , ca me semble plus productif. Je ferai un billet là-dessus un jour lorsque je parlerai de ma mère. Ma colère, ma rage et ma peine viennent en partie de là.

mercredi 17 décembre 2008

Un autre...


Finalement je m'arrete pour prendre mon deuxième café de l'an 2008.
Derrière le comptoir une blonde me demande de façon convenue ce que je veux.
- Oui?

Je l'a dit blonde, elle s'efforce de l'etre plutot.
J'ai jamais saisi la popularité de cette couleur, d'abord pour l'apparence naturelle on repassera, ensuite je préfère les noirs ou les brunes. En fait, ma préférence est à la brillance et à la souplesse des cheveux naturels.

- Un petit paradiso noir.
Ai-je dit s'il vous plait? Je ne sais plus. Surement, si personne ne m'énerve je suis d'un naturel poli.
Je ne sais plus parce j'étais distrait par la fille à coté d'elle qui prépare des cafés plus élaborés, ceux qui demandent de chauffer le lait sous pression. Elle est rousse, bien que ce ne soit pas naturel, elle a le teint du visage qui s'harmonise parfaitement à la couleur.
Elle est très jolie, un profil parfait. Dommage qu'elle ne m'ait servi.

Je me rend au petit comptoir pour le lait et autres petits trucs. Je l'a regarde discrètement encore un peu, son autre profil est tout aussi jolie.
Il n'y a que du sucre blanc, je préfère le brun. Voilà un prétexte, pour entendre la sonorité de sa voix.
- Excusez-moi, vous avez du sucre brun?
- zuste izi za coté, son zozotement est rigolo.
- Merci.

Je ne suis pas décu, je ris de ma propension naturelle à idéaliser les gens.
- Monsieur Freud, j'ai une question pour vous concernant ma tendance à idéaliser.
Je me demande si elle ne traduirait pas des carences importantes que je porte en moi et qu'en les projetant ainsi sur ces autres que j'idéalise, je retrouverais un espoir de les voir comblées? Comme si l'intensité de l'intéret ou du désir pour l'autre était proportionnel à l'espoir que cet autre puisse me combler?
Est-ce que votre définition de l'amour pourrait se rapprocher de ca?
- Tu n'as qu'à lire mes livres paresseux, il y a tout là-dedans pour trouver des réponses à tes questions. À toi de t'arranger avec les conséquences d'un mauvais parentage,
me dit-il.
- Fait chier Freud.

Je pose un couvercle sur mon verre, je regarde un peu autour. L'atmosphère est feutré, les gens parlent doucement comme s'il s'agissait de confidences autour d'une table à café. C'est peut etre un peu ca qui remplace l'église d'autre fois.

Je dépose mon verre sur une table, près de la sortie, je me prépare une cigarette en me disant que j'ai bien fait de prendre un café pour apporter parce qu'assis seul à une table, un trop lourd sentiment de solitude m'envahirait.

Je sors avec mon compagnon dans la main gauche et inspire un peu de fumée à l'aide de la droite me coupant ainsi un peu des émotions qui m'envahissent.

mardi 16 décembre 2008

Un paradiso noir svp...


- Pour apporter?

- Oui.

Je m'ennuyais de ces moments d'errance urbaine ou je marchais un café dans la main gauche accompagné d'une cigarette à sa droite.
Me voilà rue Mont-Royal il est 18h00, les gens marchent d'un pas rapide, je ne tiens pas le rythme, trop vite pour moi.
Ca me fait penser à la facon de baiser de mon voisin d'en bas, plutot rapide. Tiens, je m'ennuies aussi de ces moments d'érrance sexuelle.

Je savoure ces retrouvailles après presque trois ans. Il n'a pas changé, toujours aussi bon. Le gout et l'odorat sous-développés, je me risque à long en bouche avec un gout de chocolat noir brulé.

Je ne suis pas si poche finalement, sur le site de Second cup, ils disent..
* Saveurs profondes de chocolat doux-amer, très velouté.
* Corsé.

Ma balade se termine là sans savoir si ca ne sera qu'une aventure d'un soir.

dimanche 14 décembre 2008

Désir d'enfant II...


Désir d'enfant, ca sort d'ou ca?
Je vous raconte, un peu...

Mont-Royal coin Iberville, l'autobus se fait accueillante et m'ouvre toute grande ses portes. J'accepte l'invitation, je poireautais justement à l'arret depuis 15 minutes en attente de ce moment.

Par hasard, ma belle est là. Je m'assoies à sa gauche.
- Salut, ca va?
- Oui, et toi?
- Oui aussi, et je lui dis, tu sais, il n'y a pas urgence, on peut attendre quelques jours.

17 ans plus tard, nous parlions ma fille et moi, des rencontres amoureuses qui mènent à la naissance d'un enfant.
Elle me dit, tu sais ma mère m'a raconté que ce jour là, dans l'autobus, elle se rendait à un rendez-vous pour préparer un avortement.
- Ha oui?

En fait, il ne s'agissait pas d'un délai pour réflexion. Je m'étais dit qu'à 30 ans il était temps de m'engager dans des projets constructifs. Comme j'avais toujours eu ce désir d'enfant, c'était le temps.
Ma belle avait déjà deux enfants, et ils étaient beaux, alors pourquoi pas?
Je devais savoir à l'époque, que ma belle n'était pas la bonne, pour le couple et la vie de famille j'entends, mais pour moi ce n'était pas en lien avec le désir d'enfant.

Je me souviens de la crise que j'ai fait lorsqu'elle m'a appris qu'elle était enceinte, elle avait des raisons de monter dans ce bus pour son rendez-vous.
Pendant des années, j'ai redouté le moment ou ma fille me poserait la question qui tue.
- Est-ce que j'étais désirée?

Faut dire que la mère de mon père, il y a 75 ans, a du quitter son village des les premiers mois de sa grossesse pour plus d'un an, histoire de se cacher et pour entendre le bon moment d'un retour possible, soit une fois mariée et que l'age de l'enfant ne soit pas trop propice au doute de la légitimité de la chose.

C'est curieux, j'ai souvent senti que mon père portait un fardeau mais je ne savais trop quoi, je n'arrivais pas à cerner ce nuage gris qu'il trainait, ni sa jalousie maladive, pas plus que sa misogynie. Ce n'est qu'à sa mort que j'ai pu comprendre, suite à des révélations de ses freres et soeurs, pourquoi ses épaules semblaient si lourdes et pourquoi les miennes et celles de ma soeur en ressentaient aussi le poid. Il était, ma soeur aussi d'ailleurs, un batard.

Maintenant que je connais ce drame qui s'est joué sur deux générations je comprends mieux l'intensité de ma crainte face à la question qui allait m'etre posée un jour ou l'autre.
Je dois remercier un ami psy qui m'a aidé en me suggérant de répondre.
- Désirée oui, planifiée non.
Cette piste a calmé mon inquiétude. Le jour ou la question est venue, j'étais pret.

Je me doute depuis l'age de 9 ans qu'il est mieux d'etre clair avec soi-meme face à son réel désir d'enfant.
Je le sais depuis le jour ou je trainais dans le sous-sol sombre d'un Palais de Justice, il y a maintenant presque 40 ans, à coté de mon père qui m'interdisait de parler à ma mère qui elle, se tenait un peu plus loin, et ou j'attendais avec terreur le moment ou je devais dire au juge avec qui je voulais vivre.

J'ai donc au moins 75 ans d'expérience sur le sujet du désir d'enfant et ca fait au moins 35 ans que j'ai la certitude que les gens mélangent tout.

Dans l'autobus cette fois là je prenais l'engagement d'etre parent de l'enfant à naitre.

Je suis heureux que la Loi en matière de familles place maintenant, de plus en plus, l'interet de l'enfant au centre des décisions et des procédures qui menent à ces décisions.
Il y a encore beaucoup à faire mais c'est quand meme mieux.
Mais le mieux, idéalement, il est dans les efforts de celui qui est parent à suivre son engagement à mettre l'interet de l'enfant en priorité.

C'est un idéal auquel nul n'est tenu.
En conclusion, j'ai du faire très tot le deuil de la famille, la mienne, celle ou je suis né, ainsi que celle que j'aurais aimé créer. Mon père aussi a du faire le deuil de sa famille d'origine, ainsi que celle qu'il aurait aimé créer. En plus, il a du faire le deuil d'une famille qu'il aurait aimé que son fils soit capable de créer. Trois fois non à un idéal.
Pour ma fille? Si elle a un désir d'enfant, mon seul souhait, tient ca sera celui du jour de l'An, c'est qu'elle choisisse un homme qui sera un père adéquat, pour l'amour c'est un autre sujet qui ne me regarde pas.

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J'ai choisi une photo d'un enfant souffrant de trisomie pour surligner que le désir lorsqu'il se concrétise est bien souvent différent des attentes que l'on en avait . Mais ma fille ne souffre pas de trisomie meme si je l'a trouve parfois plutot mongole.

samedi 13 décembre 2008

Féminisme du sein gauche...


J'ai lu ceci sur cyberpresse:
Un groupe de féministes (hommes et femmes) nommés les Tumul-Tueuses avait prévu de faire une action "seins nus" à la piscine pour dénoncer ce qu'ils et elles appellent "le contrôle sexiste, normatif et hétérocentriste pesant sur le corps des femmes" et les inégalités qui amènent à considérer que " se baigner torse-nu est une tenue décente seulement pour les hommes ".

Je trouve ce féminisme francais rafraichissant.

- Facile, opportunisme d'un gars voyeur, diront-ils en lisant ca.

Je leurs répondrai...
- Un peu mais pas seulement.

Il y a dans cette intention à se dénuder les seins, l'affirmation d'un droit d'etre et l'expression d'un bien etre au féminin qui va au delà de l'érotisation et de l'esthétisme normatif qui lui est souvent beaucoup plus pernicieux, dommageable et contraignant.

Le féminisme du sein droit québécois en cachant les mamelons sous des coussinets bien épais traduit une difficulté d'affirmation de son identité.

Ce n'est pas exclusif aux questions de genre, en 2008, le Premier Ministre couillard a décoré un sapin des Fêtes, un petit coussin de protection, au cas ou l'affirmation ...de Noel... ne serait pas tranquille.

L'article complet se trouve là: http://www.rue89.com/rue69/2008/12/11/cachez-ces-seins-que-la-police-ne-saurait-voir-dans-une-piscine

vendredi 12 décembre 2008

Désir d'enfant...


- Tu en veux?
- J'aimerais bien.
Réponse claire en apparence mais allons y voir.

- Qu'est ce que tu aimerais?

- Avoir des enfants.
- Ben, qu'est ce que tu attends?
- Je ne suis pas dans une relation amoureuse stable.
- Et alors, ca n'empeche pas , tu veux etre parent ou tu veux une relation amoureuse stable?
- Je veux une famille.
- Ha ok, je parlais de désir d'enfant, pas de famille.
- Je veux fonder une famille, me répète-t-elle.
- Tu veux avoir des enfants seulement si tu es dans une relation amoureuse stable?
- Oui, c'est ca.
- Mais pourquoi tu mèles les deux?
- Méler quoi?
- Ben méler relation de couple et désir d'enfant.
- Qu'est ce que tu racontes... je veux pas etre monoparentale.
- Ben tu seras pas monoparentale, ton enfant aura deux parents, ca peut pas faire autrement, ce truc là est toujours stéréoparental, non?
- Ben si je me retrouve seule à m'occuper de l'enfant je serai monoparentale, t'es con ou quoi?
- Mais pourquoi tu te retrouverais seule à t'occuper d'un enfant si vous avez pris ensemble la décision de vous investir tout les deux auprès d'un enfant?
- Ben si il se désiste?
- Ben si il se désiste c'est qu'il ne voulait peut etre pas tant que ca etre père, pis tu auras fait une erreur de jugement, non?
- T'es ben fucké toi.
- Merci, mais je pense pas, je pense plutot que c'est en mélangeant les relations amoureuses et le désir d'etre parent qu'on fuck toute. En voulant les deux ensembles, quand l'un ne marche plus, l'autre prends le bord en meme temps.
- Ben là!
- Ben oui, c'est parce qu'on mélange les deux qu'un mauvais amoureux devient un mauvais parent. Si tu veux avoir un bon amoureux choisis selon les bons critères, pis si tu veux avoir un enfant avec un gars utilise d'autres critères pour prendre ta décision, non?
Pis au pire, si tu perds l'amour de ton partenaire ca n'en fait pas un mauvais parent pour autant.


C'est sur qu'idéalement pour un enfant, voir ses parents amoureux l'un de l'autre c'est un plus mais la fin d'une relation amoureuse ca s'explique et quand ca compromet pas la relation parentale ca fait moins de dégats.

C'est quand les déceptions amoureuses débordent du couple et s'immiscent dans la sphère parentale que ca devient heavy pour l'enfant.

C'est l'inconvénient lorsqu'on ne fait pas la différence entre désir amoureux et désir d'enfant.

- On change tu de sujet? As-tu commencé tes achats de Noel?
- Non je boycotte No hell...
- (maudit qu'il est chiant) Ok, je dois y aller @++
- Ok, @++

mercredi 10 décembre 2008

No hell...


Sapins et lumières installés, quelques conserves, quelques sous pour la guignolée et il y aura No Hell à Noel.

Faut quand meme se taper les lumières et les sapins de tous ceux qui étalent leur joie sans oublier les bons voeux, les films quétaines et toutes ces idioties. Vaut mieux bien courir les bas prix, un employé d'un Walmart est mort piétiné par des chasseurs d'aubaine plus rapide que lui.

Comme si manger le 24 ou le 25 décembre importait plus que de se nourrir le 14 aout, comme si les cellules de notre corps faisaient la différence . Bien, il y a la bonne conscience, en se donnant l'illusion de prendre soin de l'autre on peut dégueuler ses abus en paix, la tete dans le bol avec l'impression qu'il s'agit d'un auréole.

Me taper cet altruisme ponctuel et hypocrite pendant un mois me déprime. J'ai hate au 2 janvier, on aura dit bye bye à 2008, sabler le champagne pour que par magie 2009 change l'humanité et ca sera déjà de l'histoire ancienne. On aura fait nos voeux pour dormir en paix et le deux on dira circulez y a rien à voir...

- ha mon dieu, j'ai pris quelques livres et j'ai topé ma carte.
- Ben dis donc c'est l'enfer ca!

No hell during Noel, but god is an american and america is good.
Si Noel au lieu d'etre divin n'était qu'une occasion de démontrer notre adhésion à un système social organisé, un genre de conformisme et de soumission ou la fete ne servait qu'à démontrer que tout est bien ainsi et que le roi à fait une bonne job, si c'était ca No Hell, une période prescrite ou l'on doit soulager les effets des abus d'un roi en se soumettant et en se montrant heureux?

Si c'était l'équivalent du taux de participation à une élection ou l'électeur en participant, peu importe son choix, démontre qu'il adhère au système?


mardi 9 décembre 2008

Party remise...


Lorsque ma fille se couche le soir, un de mes grands plaisirs est de m'installer au pied de son lit, en transversal, la tete sur un oreiller qui repose sur le mur.
Pas besoin d'hypnose mon cher Freud, elle raconte beaucoup.
C'est le temps de la récolte facile, les confidences sont alors comme des fraises bien mures qui viendraient se déposer elles memes dans le panier.
Alors on parle quelques minutes de ses soucis et ensuite on se dit bonne nuit.

- Écoute, dit-elle, elle invitait des gens à son party en ma présence sans m'inviter et en faisant ca, elle n'arrivait meme pas à soutenir mon regard.
- Ha oui, qu'est ce que tu as fait?
- Je l'ai confrontée et elle a tout nié.

Je lui donnerais un coup de poing sur le nez mais un coup de poing ca peut tuer si l'os lui rentre de le cerveau.

- Ben si elle est blonde, il n'y a pas de danger.
Mais pourquoi sur le nez?
Ce n'est pas de son nez dont il est question. Il s'agit plutot de sa bouche, non? Pourquoi pas un coup dans les dents?

- Ben à la fin de l'année, me dit-elle, pour l'après bal des finissants, je vais louer un chalet et j'inviterai le gens devant elle sans l'inviter.

- Ok, on est en décembre.
Je me tais un moment le temps de calculer, décembre, janvier, février, mars, avril, mai, juin.
Sept mois à nourrir un projet de vengence dans ton corps. Ca va lui faire plaisir d'apprendre ca, elle aura gagné, non?

lundi 8 décembre 2008

Vraiment....


Il est parfois illusoire de croire qu'il y a dans le vrai d'un moment quelque chose de permanent.
Le je t'aime que l'on ressent vrai à l'instant n'est pas garant de ce que l'on éprouvera dans un ailleurs plus lointain.

Le sentiment d'avoir été trahi par un présent qui ne concorde plus à un moment passé n'est pas nécessairement une trahison, c'est peut etre l'émotion qui choque par sa mouvance.
(propos inspiré par Miss Klektik)

samedi 6 décembre 2008

Devinez le vainqueur...


Ce soir Jean Pascal, un boxeur québécois d'origine Haitienne se bat pour un titre de champion.
Qui va gagner? Aucune idée, si quelqu'un le savait l'affrontement serait inutile, non?

Il gagne et le Québec est fier, la communauté haitienne aussi. On a un champion ici, on est par procuration champion.

Les médias ont moussé l'évènement, ca semblerait possible. Il s'est entrainé fort, il n'est pas aussi baveux qu'il le laisse voir et l'autre aurait de la peur dans ses yeux. Avantage Pascal semble-t-il selon les journalistes du Québec, bravo!

Personnellement, je ne sais pas, je ne connais pas la boxe et je ne connais pas l'autre non plus.

Pour moi la boxe c'est comme l'amour, il y a deux choses qui importent, le corps et la chimie du couple.

Pour le corps, je le regarde lorsque les deux montent dans le ring, je compare et je choisis celui qui me semble le mieux préparé et ce meme avant le début du combat. J'aime bien celui de Pascal.

Ensuite il y a la chimie du mélange des deux corps, ca c'est imprévisible., elle peut favoriser un ou l'autre. C'est la magie de la rencontre.

Pourquoi tenter de prédire, il suffit de se laisser aller au plaisir d'assister au combat.

Je prédis donc qu'il y aura un combat dont j'ai aucune idée du déroulement.

jeudi 4 décembre 2008

Suis-je misogyne?


Je me revois enfant stupéfait devant la haine de mon père envers les femmes. Ca me blessait, me dépassait surtout, j'assistais à l'expression d'une colère qui n'avait aucun encrage en moi. Je voulais qu'il taise sa colère, j'haissais en etre témoin. L'expression de son mépris ne faisait qu'attiser le mien pour lui. En méprisant les femmes, donc ma mère, c'est une partie de moi qu'il méprisait, son mépris me faisait mal, faisait mal à mon père et à ma mère. Le mépris détruit.
Je m'étonne aujourd'hui à me poser la question suis-je misogyne surtout que je ne suis pas sur de la réponse.

Me voilà aujourd'hui à croire que les femmes au Québec ont une facon de dire le féminin qui me semble vindicative. Qui aurait dit que j'en arriverais un jour à diviser le monde en homme et femme? Pas moi, et pourtant, j'en suis là.

Je vois un genre de matriarcat (femme comme garante du bien etre de la famille) qui perdure dans le temps auquel les femmes adhèrent par défaut, par déception ou par désillusion mais sans vraiment renoncer à certaines attentes décues qui teintent le tout d'une certaine aigreur qui est manifeste dans les relations homme-femme ou père-mère, et au final, dans les liens familiaux.

Le titre d'une émission...La fausse aux lionnes, sur SRC, en est une bonne illustration. La fausse aux lions me ramène au temps des gladiateurs, à cette barbarie masculine. Défi que le féminin semble vouloir relever, dans un effort d'égalité? Je ne crois pas. Le terme qui me vient serait plutot dans un esprit de rivalité. Pour la complémentarité, on repassera dans quelques décennies.
Il y a l'homme de Cromagnon et il semble y avoir aussi la femme de Cromagnon.

Le lieu de confrontation, l'arène sablée, semble maintenant le couple et la famille.

L'homme et la femme ont chacun leur facon de mener le combat, l'un contre l'autre plutot que l'un avec l'autre. Dans cette confrontation, dans cette fausse, le sacrifié est le plus souvent l'enfant. Pendant que mère et père se confrontent, le lion bouffe l'enfant ni un ni l'autre peut en etre fier, pathétisme qui se conjuge au pluriel et qui est sans genre.

Dans cette escalade qui me semble digne d'un ère pré-historique nait deux mondes, le masculin et le féminin.

Il y a dans le discours féminin au Québec quelque chose d'intriguant.

Il y a dans la facon de dire au féminin une certaine fermeture dans la mesure ou il s'agit d'une affirmation de soi qui repose sur un mode défensif.

Je pense aux chroniques trash d'une mère indigne. Il n' y a d'indigne, dans ces chroniques qu'une dénonciation des jugements extérieurs que l'on posent sur les mères. Il ne s'agit aucunement d'un aveu d'inadéquacité. Le but est de se conforter dans l'adéquacité des mères en dénoncant la sévérité du jugement qu'elles subissent. Elles sont nombreuses à se réconforter afin d'anoblir leur role de mère .

Il y a dans cette facon de dire au féminin, en affirmant son contraire, quelque chose qui me confonds.

L'expression du féminin contemporain québécois me désole un peu. Dans ses efforts de redéfinition les femmes québécoises varlopent large et manque de nuance.

Comme l'hypersexualisation dit-on de nos filles que l'on tente de tuer dans l'oeuf, ce faisant on castre nos filles dans leur processus d'identification sexuelle, comme on le fait avec les gars.

Pourquoi niveler, la complémentarité n'est-elle pas dans l'affirmation saine des différences? Pourquoi vouloir désexualiser?

Personnellement je crois que les pistes de solution sont dans la confrontation, l'antagonisation ne fait que polariser les conflits. Et surtout dans une affirmation tranquille, s'affirmer par son contraire ne doit pas mener à grand chose.

Pour ces raisons j'ai invité mère indigne à engager une discussion sur ces sujets, on verra bien. Pour ma part je crois que ca risque d'etre enrichissant. Mais je doute qu'elle accepte, la formulation du blog en mère indigne est en soi une formulation qui fait référence à une fermeture plutot qu'à une ouverture. Comme on dit les dés sont déjà jetés. Les possibilités me semblent se retrouver chez les plus jeunes, c'est mon espoir d'une réinvention des relations amoureuses et familiales, c'est ma confiance.

En terminant, si je fonctionne en mode féminin québécois contemporain , je m'attends comme réponse à la question suis-je misogyne...ben non pas du tout...

lundi 1 décembre 2008

Et si c'était vrai...


Je me sens mal depuis deux jours, les virus de la grippe qui sont en moi se portent bien , trop bien, mieux que moi. Festif, ils se multiplient allègrement.
Le sommeil est long et bon, le réveil, désagréable.

J'ai parlé de mon état à quelques personnes pour entendre...Ha! une grippe d'homme.

Lieu commun agacant qui ne rend pas justice au concept de bénéfices secondaires de la maladie, Freud doit se retourner dans sa tombe lorsqu'il entend ca.

C'est de transformer des symptomes en de simples caprices ou en une régression psychologique propre à un genre.

Mais si c'était vrai, si le masculin par son Y était, par nature ou par biologie, était plus vulnérable aux méfaits de la grippe?
Si il s'agissait d'une méprise plutot que de mépris?