mardi 25 août 2009

Intimidation virtuelle...

Il est 14h00, j'anticipe l'arrivée du latino toxico. Mais non, il n'est pas là. 15h00, non plus.
C'est contraire à ses habitudes. 16h15, il se pointe pour me disputer la place. C'est comme un jeu d'échec, il avance son pion, je déplace ma tour.
Le latino - Tu pars à 4h00? Je lui avais proposé qu'il me laisse de 13 à 16h00, il a refusé, il revient avec ça pour que je lui laisse la place. C'est un fucking manipulateur.
Moi - Non, je reste jusqu'à la fin. Comme lui me fait.
Le latino - T'es pas juste, tu as peur des gros hein, pis ça marche pas comme ça, ça marche pas comme ça. Il dit toujours ça, c'est toujours injuste selon lui. Mais je le comprends, la vie a du être injuste envers lui depuis bien longtemps.
Moi - Premier arrivé, premier servi, quand tu es ici, je t'écoeure pas, je te laisse faire, crisse moi la paix et laisse moi tranquille.
Il marmonne des inepties. Je le laisse faire, je contrôle du coin de l'oeil sa distance, je ne le veux pas trop proche de mon corps. Il marmonne et marmonne, je ne le regarde pas, je lui dis que je ne lui parle plus, j'attends qu'il se fatigue sinon je fais le 911. Je perds des clients pendant ce temps. Je tremble parce que je voudrais le frapper et je dois me contenir, ma colère me fait trembler comme un volcan juste avant de cracher sa lave, ma pression est forte. J'ai tenté de négocier avec lui, il ne veut rien savoir. Alors, je joues selon ses règles. Il finit, après quelques minutes par partir. En fait l'enjeu, c'est qu'à trop s'obstiner devant la SAQ, on va se faire barrer tout les deux, et ça, il le sait, alors il fait attention.

On se dispute un territoire comme des bêtes. Cette confrontation est possible parce que le vrai mâle dominant s'est essouflé alors ça laisse de la place, que l'on occupe, lui et moi. Sa meute (celle du dominant) l'a quitté, il est pour le moment un peu déséquilibré, il va surement reprendre du poil de la bête parce qu'il assurait la protection de quêteux pour 20$ par jour, alors il ne renoncera pas si facilement. Il va s'essayer avec moi je crois. On verra bien, ce n'est qu'une hypothèse. Le plus drôle c'est que le mâle dominant dit qu'il va tuer le latinos et le latinos dit qu'il s'en fout parce que le mâle dominant court à la vitesse moins un. Alors il se sauve toujours. Pourtant le latinos toxico doit pas courir très vite. Mais bon, menace de mort égal pas toujours homicide.

Pourquoi je vous raconte ça? Parce que virtuellement, je sais qu'il y a des gens qui en écoeurent d'autres. Moi jusqu'à maintenant, je n'ai eu sur mon blogue que des commentaires agréables et respectueux. Et il me semble que si quelqu'un viendrait m'écoeurer ici, ça me semblerait insignifiant en comparaison avec l'intimidation réelle que je vis dans la rue. Je ne le souhaite pas et je ne sais ce que je ferais, fermer, probablement? Mon blogue n'est pas un lieu de bataille.

J'ai dit souvent que le réel et le virtuel ne sont pas si différents. Mais je crois qu'au niveau de l'intimidation, il y a une grande différence. Envoyez chier sur internet est beaucoup plus facile à faire que dans le réel. Les émotions sont semblables, je crois, c'est le niveau de risque réel qui est différent, presqu'absent au niveau virtuel. Dans le réel, tu dois réfléchir avant de poser un geste ou prononcer une parole parce que les conséquences peuvent être très directes.

C'est pour ça que lorsque je fais un billet un peu trop baveux, je l'efface, c'est trop facile à faire.
Mais bon j'en fais des baveux que je conserve parce que je peux en assumer le contenu.

Ce billet un peu bizarre m'est inspiré d'un mail que j'ai reçu. Je tentais de faire le point sur ma façon de surfer.

1 commentaire:

L'intruse épicée a dit…

Tu ne devrais pas les effacer.

Être baveux sur un billet c'est différent que de l'être en réaction aux commentaires.