jeudi 17 septembre 2009

Baveux...

Je suis baveux aujourd'hui et un peu idiot. C'est mauvais signe dans ce temps là. Ça dit que je refoule quelque chose. C'est la vapeur qui sort du presto évitant ainsi l'explosion tout en évitant le vrai problème.
Ainsi aujourd'hui je fus très idiot, genre...
Moi - Bonjour vous auriez un peu de monnaie?
Eux - Non.
Moi - Est-ce que vous en auriez beaucoup alors? :0(

Au dépanneur...encore plus stupide. J'attends d'être servi, il y a un écran qui dit interdit aux mineurs.
Moi - Excusez monsieur mais c'est de la discrimination, vous n'allez pas me servir parce que je travaille dans une mine d'amiante?

Et là je viens de faire deux réponses tout aussi stupide dans 2 blogs. :0(
Dire qu'il fut un temps ou je me croyais brillant.

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Autre stupidité...
Il est facile de reconnaitre un misogyne. Il suffit de lui demandez d'écrire le mot homme et le mot femme.
Le misogyne écrit le mot homme avec un gros H, et le mot femme avec un gros Q. :0(

mercredi 16 septembre 2009

La misère des pauvres...

Voilà à quêter comme ça dans l'ombre froide et au soleil chaud de septembre, ben j'ai attrapé la grippe HA N1.
Lecteurs qui aimiez me lire, profitez de mes derniers. Atchoummm! :0(
Ce que j'ai là, c'est pire qu'une grippe d'homme. Alors soyez nétiquette, aucune allusion sexiste, svp :0)

Vous êtes jolie...

Ces derniers temps je l'utilise beaucoup.
Je ne sais pourquoi, je ne cherche pas à séduire dans le sens ou je n'ai pas le gout de baiser ni d'être en relation de couple. Simplement comme devant une toile que l'on apprécie pour le plaisir qu'elle procure à cet instant là.
Mais je ne fais pas que dans les jeunes femmes, j'aime bien aborder une vieille dame avec un Bonjour jolie dame..

Je fais ça depuis longtemps, il n'était pas rare que je dise à des filles comme à des gars vous avez de jolis yeux. Mais l'estime de moi était plus grande et je trouvais qu'un compliment pouvait être flatteur. Avec le vieillissement et la détérioration de ma situation, je me suis éteint.
Et voilà que je me remets à la faire à nouveau sans trop savoir pourquoi. Ce qui m'étonne c'est que ça semble passer encore. Je ne saisi pas, est-ce de la pitié? Un quêteux qui me dirait joli, je l'emmerderais.

Ainsi aujourd'hui, une jolie fille de 25 ans environ passe devant moi. Elle n'avait pas de monnaie mais elle était belle. Je ne sais de quelle nationalité sont ses parents. Elle avait une peau basanée, un corps qui me semblait correct, c'est son visage surtout qui était magnifique, parfait.
Ce fut un plaisir de la regarder passer.

Une heure après, je la vois de loin, elle remet ça et repasse pour mon plaisir.
Moi - Vous n'avez toujours pas de monnaie?
Elle - Elle sourit et dit non.
Moi - Bien vous êtes toujours aussi jolie que tantôt. Elle continue son chemin en souriant, quelques pas plus loin , elle se retourne et me dit.
Elle - Vous aussi vous êtes joli. Je ris par incrédulité mais je la remercie tout de même. Quel plaisir, ça vaut bien un peu de monnaie.

Juste à côté de la SAQ, il y a un salon chic. Ils y font de tout, massage, maquillage, coiffure, etc.
Le personnel et les client sont chiants, hautains et méprisants. Il n'y a qu'une fille sympathique, elle y fait le lavage des têtes snobinardes. Elle détonne, piercings au visage, tatou à l'intérieur d'un avant bras, jeans noir. Elle sort fumer parfois et lorsque je m'ennuie je vais lui parler un peu, très brièvement toujours.
Moi - Bonjour jolie dame. Ici c'est pour son âme. Elle est jolie mais tu saisis vite qu'elle a un bon coeur. Alors on parle, elle finit pas me dire.
Elle -Tu sais l'an dernier je jouais de la guitare dans le métro. Je comprends maintenant pourquoi elle ne me regarde pas avec cet air de mépris.
Moi - Moi le con je lui dis. Ha! Alors vous n'êtes pas que jolie,vous avez du talent aussi. Je retourne à ma quête sur cette connerie. Une heure après elle sort, je vais la voir.
Moi - J'espère que je ne vous ai pas blessée tantôt, dire vous êtes jolie à des gens qu'on ne connait pas, ça peut être impertinent parfois?
Elle - Non ça ne m'a pas blessée, j'ai trouvé ça gentil.

Il y a des jours comme ça qui font du bien à l'égo, pourtant j'avais fait mon deuil de ce genre de truc. Je me disais que l'âge et l'allure le proscrivaient.

Alors je ne chante toujours pas comme Josélito malgré mes conneries. :0)

mardi 15 septembre 2009

Suicide...

Suicide-action a une théorie, celle de l'entonnoir, au bout du goulot il ne reste que la mort comme alternative. Je crois qu'il est vrai que des mois de souffrance accompagnés d'impasses multiples font en sorte que la perspective d'un 30 secondes de souffrance physique devient banal.
Et c'est dans cette équivalence que le passage à l'acte se produit.
Les gens ne connaissent pas la limite de la personne, un séparation, un téléphone coupé, l'électricité coupé. Il s'agit toujours de coupures, ça c'est clair. Mais l'élément déclencheur? Dur à dire.
La personne a de la difficulté à se mouler mais le moule continues à le compresser . Alors quelle est la courbe de ce moule qui provoquera le passage à l'acte. Cela varie d'une personne à l'autre.

Faudrait relâcher la pression mais qui va le faire? Personne ne relâche mais tous pleurent le suicide. L'aboutissement que l'on accepte tout en s'en cachant.

Précision...

Quand je dis beau, je ne parle pas de cul. Quand je dis beau je parle de l'âme de la personne.
Le plus souvent, dirais-je.
Comme aujourd'hui l'exception qui infirme ma règle.

Une femme passe avec des seins parfaits, je m'efforce de la regarder dans les yeux.
Moi - Bonjour, vous auriez....
Elle - Non désolée.
Moi - C'est correct, vous avez d'autres qualités.
Elle - Elle s'arrête, ha oui lesquelles?
Moi - Il ne serait pas convenant de vous les dire.

Comment dire à une femme qu'elle a de beaux seins? C'est un genre de compliment qui est délicat à faire. Je me risque au niveau des yeux, et le plus souvent ça va, mais les seins pas sur.
J'ai déjà dit à une fille qu'elle avait de belles fesses mais elle ne semblait pas apprécier pourtant elles étaient belles.

L'Art du compliment, pas évident.
Madame, vos neurones sont magnifiques. Ça passe mieux. :0)

J'aurais pas dû...

Moi - Qui est ce jeune homme qui travaille le matin ici?
Elle - La belle viet avec une style vestimentaire de bon gout, à l'européenne, et qui se plait à entretenir les fleurs, le tout dans une ambiance de musique classique. Je l'aime bien. Elle a de la classe et ses parfums sont un plaisir.
C'est mon fils, dit-elle.
Moi - Ha oui, il a quel âge?
Elle - 35 ans.
Moi - Hé ben! Votre fils a un mauvais coeur lui dis-je en faisant un signe de croix sur le mien. Je crois qu'elle n'a pas apprécié. Elle est si belle et me semble bonne, son fils est pire qu'une police, c'est un être détestable, une brute. Je ne comprend pas cette différence.
Je n'aurais pas dû dire ça, ils vont me sortir à coup de pieds au cul la prochaine fois.
Les viets doivent être patriarcal.

lundi 14 septembre 2009

Les mouches...

J'attire les mouches avec du vinaigre, celles qui aiment le miel, je les trouve mielleuse.

Une cour...

Aujourd'hui le temps est incertain, comme mon humeur.
Habituellement je prend mon élan sur 400 mètres et coin Saint-Joseph et Saint-Denis, je me transforme en quêteux. Mais là rien, je marchais en me disant que ça ne marchait pas . Je ne demandais rien, je ne regardais personne, écoeuré de cette quête à la monnaie.

Un kilomètre plus loin, j'attends que le rouge laisse place au vert. À ma gauche un homme m'accompagne dans cette attente. Je le regarde et je me dis pourquoi pas lui demander?
Sans trop de conviction, bonjour monsieur vous auriez un peu de monnaie svp? Il dit non. Je le remercie et me détourne de lui pour regarder devant moi, un peu éteint. De toute façon je n'attendais rien de lui. Je sens qu'il me regarde et il me dit j'en ai finalement, on traverse sur le vert et il me donne de la monnaie, ensuite il se met à courir comme pour me fuir pendant que je fous cette monnaie dans la poche gauche de ma veste en jeans. Il court d'une façon non viril avec son joli sac de papier qui vient d'une boutique chic. J'aurais dit efféminée mais certains auraient crié aux préjugés.

Je m'assoies sur un banc de bois, fume une clope, ma dernière. Une fois rendu mégot, je la quitte, là, en la délaissant sur le pavé comme on le fait avec une pute qu'on vient d'emplir et je poursuis ma déroute. (clin d'oeil à Oops, pas aussi bon mais c'est un clin d'oeil quand même)
Un peu plus loin je croise ce mec à nouveau, je le remercie encore. Il s'arrête pour me demander si je veux travailler un peu pour lui, il a une cour à nettoyer, elle se trouve devant l'Espace Go. Bien sur, j'aimerais bien. Il me donne l'adresse et le truc pour ouvrir le portail. Il m'y rejoindra un peu plus tard.

Juste à coté, il y a un salon de coiffure, j'ai besoin d'un sac à vidange, ceux des poubelles de la ville étaient tous emplis, alors j'entre et demande, je nettoies la cour juste à coté, auriez-vous un sac à vidange? La fille hésite, demande inédite mais surtout je crois qu'elle craint que je profite de son absence pour me tirer avec la caisse, alors je sors sur le trottoir pour la rassurer et j'attends.
Elle revient avec un sac de vidange recyclable en plus. Tout ce luxe m'impressionne.
Alors je ménage cette cour un peu bizarre dans ce coin plutôt bétonné.
J'ai presque terminé lorsque Claudio arrive, il est content de mon travail. Il me trouve joli et bien parlant, il me demande si je suis comédien, je dis non je suis quêteux en lui montrant d'un geste de mains mes vêtements.
On s'échange nos coordonnées, je lui donne mon mail, lui son téléphone et de l'argent. Il aimerait que je déneige sa cour cet hiver.

Je poursuis mon chemin, j'arrive à la SAQ mais le latino toxico m'a vu venir et il me précède de 15 secondes pour occuper la place. C'est de bonne guerre. Je m'approche de lui en le saluant. Il ne réponds pas, il est sur ses gardes, il se méfie de moi, il redoute une confrontation, je dis Salut Damien, là il réagit. Il est en colère, la compétition est trop forte, un mec empiète sur son territoire qu'il occupe depuis 7 ans. Ben il me dit ne viens pas empiéter toi aussi.
Je le rassure, tu es arrivé en premier, bonne journée. Je quitte pour un ailleurs.

Le marathon...

Dimanche, fin d'avant-midi, pour me rendre à mon lieu de quête je marche sur une portion du circuit du marathon. Les coureurs sont applaudis et encouragés par des gens qui se tiennent sur le bord de la rue pendant que je marche en ravalant mes larmes. Je suis ému sans trop savoir pourquoi. Peut-être parce que je manque d'applaudissement?
Une pause au parc s'impose. Après avoir fumé une clope, je me ramasse sans oublier mon sac à dos et je me rend à la SAQ. La place est occupée mais elle s'est libérée comme par magie quelques minutes plus tard.

Le dimanche n'est pas très bon, c'est plutôt tranquille, il n'y a presque personne. Un vieux couple passe. Ils ont le genre Westmount anglo bien qu'ils soient francophone.
Moi - Bonjour monsieur, dame, vous auriez un peu de monnaie, svp? Le couple fait à peine une mimique. Je dis donc Merci

Quelques pas plus loin la femme s'arrête et se retourne et me dit sur un ton fâché.
Dame - Pourquoi tu dis merci, pour qu'on se sente mal?
Moi - Pour être poli madame. Pendant ce temps son conjoint semble découragé et poursuit son chemin.
Dame - C'est pas poli du tout, c'est pour nous faire sentir coupable.
Moi - Qu'est ce que je devrais dire alors?
Dame - Je sais pas moi, vas travailler, c'est le marathon aujourd'hui, va courir le marathon. Elle reprend son chemin. Je lui dis merci bonne journée. Elle se retourne à nouveau et me tue de son regard, mon bonne journée n'a pas été apprécié du tout.
Une coiffeuse sortait de son salon vers la fin de l'orageuse discussion, lorsqu'elle est passée devant moi avec un regard interrogatif, je lui ai dis, elle souhaite que je disparaisse. Elle a sourit.

Cette dame m'a troublé. Alors je n'ai plus dit merci pendant quelques minutes, je l'ai remplacé par un bonne journée à peine murmuré.

dimanche 13 septembre 2009

Victimisation...

Le problème des victimes c'est qu'elles voient des bourreaux partout mais la principale difficulté pour le rétablissement c'est qu'il y a une multitude de victimes pour les maintenir dans cette dynamique. Elles ont la peau sensible mais elles se plaignent des ceux qui leur irritent la peau. Elles cherchent un baume et elles le trouvent. Ainsi elles ont l'impression de retrouver un peu de pouvoir mais malheureusement cela ne fonctionne pas parce que l'agresseur, le vrai, il est autre.
La seule façon de sortir de ce truc un peu vicieux est de s'adresser au véritable agresseur sinon, à titre de victime on devient à son tour agresseur et on ne fait que reproduire ce que l'on a subit.

samedi 12 septembre 2009

Hey ben dis donc...

Un billet que j'ai effacé semble faire des vagues alors je le remet.

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L'auteure de Miss Klektik s'est dévoilé et la magie du personnage a disparu un peu pour moi.
L'auteur de Oops s'est dévoilé, mais lui ça me semble plus complexe parce que je ne sais pas , une succession de personnages ce qui ne me semble pas le cas avec Miss.

Je ne sais trop pourquoi j'ai ce genre de réaction, un romancier fait vivre des personnages pourquoi est-ce différent ici? Aucune idée.
J'ai tenté d'y penser mais rien...pour le moment. Je me sens infantile un peu.
Cela me semble un détail mais en même temps ce ne l'est pas. Va savoir pourquoi?


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Bref et intense...

Je la salue comme je le fais avec tout ceux que j'aborde. Elle n'est qu'une autre personne à qui je demande de la monnaie.
Poli et gentil, présent par mon insistance, mes yeux sont pénétrants et bien que douce, ma voix se rend bien aux oreilles même des plus sourds. Je m'amuse avec la distance, j'approche, je recule, je me baisse selon ce que m'inspire le passant.
Absent aussi, l'émotion n'y est plus, sans le paraitre vraiment je suis un peu désincarné, je ne leur présente qu'un leurre de moi-même. Ma politesse n'est qu'instrumentale et ma douceur qu'hypocrisie. Mon sourire tait une tristesse et une humiliation dont je me suis coupé ainsi qu'une colère qu'il m'est impossible d'exprimer. Je semble prendre soin de ces gens car je ne veux épuiser ma ressource. Je suis comme un fauve qui aime sa proie. Bien sur la gazelle lui fout parfois un coup de sabot sur la gueule mais il continue à l'aimer. Il faut bien manger.

Pour en revenir à cette passante qui d'un premier regard me semblait quelconque, bien, elle a finit par me troubler.
Suite à ma question, elle s'est approché de moi, très proche. Une danse s'est engagée et elle la dirigeait. C'était comme une danse lascive, elle était dans ma bulle mais sa proximité me plaisait.
Sa voix, son regard soutenu étaient comme des caresses qui m'enveloppaient.
Pas d'argent, elle a quitté pour s'immobiliser devant moi en attendant que le feu passe au vert.
J'étais la derrière encore ébranlé par cette rencontre que je n'arrive à qualifier.
Je m'approche d'elle pour lui dire.
Moi - Vous vous êtes approchée beaucoup de moi.
Elle - D'un naturel déconcertant et qui semblait tout aussi facile pour elle que cette danse, elle me dit oui, je suis traductrice, le plus souvent je suis devant des textes.
Moi - En traversant la rue, anglais-français?
Elle - Oui, et vous que faites vous?
Moi - Je quête.
Elle - Oui mais à part quêter?
Moi - Je quête.
Elle - Ok
Nous avions traversé, je partais à droite et elle à gauche, on s'est salué.

Le titre du billet aurait pu être ...intimité dans l'anonymat.

vendredi 11 septembre 2009

20h00...

20h00 et il fait noir, merde :0(
Ne me dites pas que les feuilles vont tomber bientôt.

La psychiatrie...

Renart ici consacre un billet au Doc Mailloux.
J'y ai dit mon point de vue, bien sur :0)
Mais personnellement ce sujet me renvoie à autre chose.
Il me renvoies à Alain cet homme que je rencontre souvent dans la rue, il souffre de schizophrénie depuis 40 ans, sa médication change encore selon les changements de médecins. Et la valse reprends, trop fort, pas assez fort, etc. Après 40 ans son état est encore instable. À part le traitement chimique, rien ne lui est offert. Les mêmes délires, un trouble obsessif compulsif s'est ajouté sans que personne ne l'aide depuis 5 ans. Il ferme sa porte à répétition, il a de la corne dans la main à trop le faire. Les plans de traitements semblent inéxistants.

J'ai souvenir aussi de cette jeune femme complètement gelée que j'ai rencontré sur le coin d'une rue. Les yeux perdus, de la difficulté à déglutir et à parler, la bouche gelée. Une médication tellement forte qu'elle était perdue encore un mois après son épisode psychotique. Je vous jure que je n'aurais pas voulu être dans sa peau à ce moment là, la souffrance sortait de partout.

Et j'ai ce mot d'Alain qui hier me disait, tu sais avec ces médicaments, tu n'as pu de haut, ni de bas, tu es sur le neutre, un peu perdu.

Alors Mailloux, coupable ou pas? Moi je dis oui, mais pas parce que c'est un con sur la place publique, parce que c'est un psychiatre et que la psychiatrie est déshumanisante et incomplète.

Si il n'y avait que Mailloux, sa radiation règlerait tout. Malheureusement, elle ne changera rien.

J'en connais d'autres aussi, ceux qui sont dans la rue, Damien, le latino toxico, Denis qui se balance comme sur une chaise berçante lorsqu'assis sur une pile de journaux il tends son verre de styromousse aux gens, Bryan aussi et les quelques autres qui encore plus démunis trainent dans la rue d'une façon encore moins rentable. Et je ne voudrais pas m'oublier non plus.
Alors le Doc Mailloux? C'est une farce, une grosse farce, la psychiatrie a bien d'autres chats à fouetter. Ben si on pense à ceux qui souffrent. C'est de la diversion simplement.

Dommage que le sort d'Alain, de Damien, de cette Aurore qui souffre le martyr sur le coin d'une rue ne mobilise pas autant. Dommage tout ce spectacle car l'essentiel passe tout droit.

Ça me fait penser à ces jeunes de la Croix-Rouge qui débarquent avec leur sourire pepsodent, leur vitalité et leur esprit débonnaire. Ils viennent occuper les quatre coins de l'intersection pour leur cause et ma journée est foutue. Ils me sollicitent en plus.
Moi - C'est parce que je quête ici et là ma journée est foutue.
Alors je vais ailleurs. Alors Mailloux occupe la place et ses clients vont ailleurs pendant que le Collège et Mailloux s'affrontent. Enjeu sociétal important, c'est à suivre...

Quatuor anglais...

Moi - Bonjour mesdames (elles étaient 4), vous auriez un peu de monnaie?
One of them - I don't speak french, do you speak english?
Me - Yes and I'm pretty good.
Elle - Fine.
Me - But you know there's a problem here. Each time I translate in english est-ce que vous avez de la monnaie, the english speaking people say no at 100% of the time.
So, do you have some change please?
Her - No.
Moi - Merci, bonne journée. Elles ont quitté et ne souriaient plus.

Je ne sais trop pourquoi mais j'ai aimé cette interaction.