samedi 20 juin 2009

Empathie V...

Moi - Bonjour madame, vous auriez une cigarette svp?
Elle- Oui avec plaisir, mais ce sont des indiennes.

Que voulait-elle exprimer en disant ca?

vendredi 19 juin 2009

Une bretelle noire...

De son chandail étiré un peu, une bretelle noire m'inspirait. Rien de réel, juste un désir de lui embrasser les épaules, le cou et les lèvres. Je n'ai eu d'elle que son regard un soir dont les pupilles dilatées me disaient que j'aurais pu l'embrasser. Elle restera un souvenir, cette belle femme que je désirerai toujours, elle s'appelle Nathalie. Elle me rappelle Éloise qui elle, me rappelle Élodie. En fait elles me rappellent ces moments qui n'ont pas été.

Troisième dimanche deJuin...


1910, le 19 juin, dans une ville de l'État de Washington, une femme dont la mère mourut trop jeune a voulu souligner l'appréciation de la présence de son père qui a assuré la relève. C'est là l'origine de la fete des pères telle que l'on connait aujourd'hui.

1970 à Montréal, une mère quittait son nid pour s'envoyer en l'air, très haut dans le ciel, elle ne se relèvera pas de sa chute qui fut beaucoup plus profonde que la hauteur de son envolée.
Le père, bien malgré lui et malhabilement a assuré avec ce qu'il avait.
Les reproches qui lui sont fait alors sont nombreux, à raison et à tords aussi parfois.

En Corée du Sud, ils célèbrent la fete des parents, ca me semble une idée plus intéressante.

Pour en revenir au père, à ce parent, et à cette fete. Je crois qu'il s'agit de renoncer aux idéaux, aux attentes frustrées qui nous rendent vindicatif pour pouvoir apprécier la personne, telle qu'elle est, au-delà de l'évaluation de sa facon de jouer ce role.

Porter la rose rouge le troisième dimanche de Juin c'est célébrer le père, la rose blanche se porte lorsqu'il est décédé.

Le deuil de l'idéal d'un parent (je n'arrive pas à faire la distinction mère et père, parent me semble beaucoup plus intéressant, ca fait plus famille) se fait souvent en meme temps que le deuil réel de celui-ci.
Il n'y a plus rien à attendre puisqu'il ne pourra plus, il ne sert à rien d'insister, alors on renonce à ces attentes d'un idéal et on se met à apprécier certaines petites choses, certaines petites qualités qui au-delà du chapeau qu'il portait mal, le distinguait.

Dimanche, je porterai la rose blanche et ce parent aussi imparfait qu'il puisse avoir été me manque et je me dis quel plaisir j'aurais à lui dire bonne fete mon homme en lui donnant une tape sur l'épaule.

Alors, j'envie ceux qui ont la possibilité de le faire et...
je sympathise avec ceux qui trop blessés ont renoncé et qui saignent encore cet idéal qu'ils n'ont pas connu et l'enfer qui leur a été offert à la place. Pour ceux là, dimanche sera une occasion de plus de faire le deuil, de renoncer à ce bon parent qui n'a pas existé et de prendre la relève pour devenir bon parent de soi-meme. Le petit mal traité en vous, laissez lui vous offrir une rose blanche, en vous disant qu'il s'agit d'une demande de prendre soin de lui, d'etre son bon parent. Si mon truc fonctionne, l'an prochain, vous vous en offrirez une rouge.

J'arrete ce billet ici, je vais noyer cette rose de larmes sinon.

jeudi 18 juin 2009

SPM

J'ai un flash...(prétentieux)
Si les SPM étaient l'équivalent du gars qui après avoir baisé fume sa cigarette et s'endort après l'avoir écrasé.
Si la biologie faisait en sorte que la période de fertilité invitait à une rencontre brève.
Ainsi la susceptibilité du SPM et l'ensomeillement seraient logique un peu comme on repousse une assiette avec quelques restes après avoir trop manger.
Ca arrive ca, parfois on jette des choux gras lorsqu'on en a beaucoup.

Johny Tatoo...


Johny traine dans la wing C de la prison de Bordeaux, sa peau est encrée, sa vie beaucoup moins. Ses tatoos sont fait d'encre bleu, rien d'artistique, tracés à l'aiguille dans la noirceur d'une cellule. Entre le pouce et l'index, sur cette peau qui s'étire il y a deux points, sur ses autres doigts il y a un F, un T, un autre F, et un W, qui signifient Fuck the fucking world.
Il en a encore pour deux ans.
Les libérations conditionnelles sont sans condition parce qu'il est récidiviste. Il a tenté de leur expliquer qu'il ne récidivait pas, qu'il en avait toujours été ainsi, bien avant sa naissance.
Là, c'est pour un vol de dépanneur, 80$. Sa carrière a commencé tot, famille d'acceuil, suivi de Centre d'accueil pour ensuite etre déféré en prison. Il a 28 ans et déjà 20 ans d'enfermement.

Il ne se plaint pas, sa criminalité lui a rapporté à peu près 20 000$.
De sa cellule 4 par 8 trop luxueuse il écoute la télé, Vincent Lacroix de Norbourg sortira bientot après quelques mois d'emprisonnement. 130 000 000$ pigés dans des fonds de pension. Johny se dit qu'il a raté sa vie et que les politiciens et la justice protègent les vrais crosseurs parce que c'est connu, les gens qui se ressemblent se soutiennent. Les fraudes économiques, les politiciens connaissent ca très bien, ils ne vont quand meme pas en augmenter la punition. Quoi qu'on en pense, ils ne sont pas cave.

Alors Johny Tatoo fera sa peine sans peine, ca fait longtemps qu'il n'en ressent plus. D'ailleurs il s'est fait tatouer 3 larmes sur le coin d'un oeil pour signifier qu'il ne pleurera plus jamais et qu'il peut tuer, au moins 3 personnes.

L'automobiliste et l'étalagiste...


Il pleut, pour les filles en robe à bretelle spaghetti faudra patienter, c'est la valse des parapluies. Je croise une fille qui en tient un jaune et blanc , de sa poche arrière de jeans dépasse un petit peigne rouge qui colore le gris pluvieux. L'image est belle, ca fait cinéma, je vois bien Hitchcock faire un zoom là-dessus et traiter l'image pour que le peigne devienne encore plus rouge et y mettre une musique qui rend le tout délirant.
Mais je ne suis pas à évaluer ses fesses, en fait, moi, ce québécois cou bleu qui n'a jamais quitté son Québec, je suis à Londres ou encore à Hasting ou je pose le pied dans la rue, au passage piéton et les voitures cèdent. En réalité, je suis bien sur un passage piéton mais boulevard Saint-Joseph, je dois contourner une voiture dont la personne au volant a décidé non seulement de ne pas céder le passage mais de l'occuper aussi. Je me frustre un peu seulement en me disant que c'est bon, ca ne vaut pas la peine.

J'arrive à cette petite épicerie que je connais mal. Je m'y sens grand tellement elle est petite. Je parcours les quelques rangées en cherchant une conserve de bouffe pour chats. Elles sont droles ces rangées, elles font un T ou plutot L, curieux.
Je trouve, mais il n'y a que de petits formats pour chats. L'étalagiste est juste à coté, il étale, moi j'ai ma frustration de tantot, celle de l'automobiliste que j'aimerais étaler aussi, alors je lui dis.
Moi - Vous n'avez pas un format plus grand?
Lui - Non.
Moi - Moi qui cherche la confrontation, Pourquoi, vous en avez pour les chiens et pas pour les chats?
Lui - Parce que l'espace est restreint ici et il rajoute parce que les conserves pour chien se vendent plus.
Moi - Bravo monsieur, vous avez bien répondu, vous passez l'examen.

Et je me présente à la caisse sans avoir pu me colletailler un peu, dommage.

Le savoir etre c'est ca pour moi, savoir répondre avec respect et pertinence. L'étalagiste fut parfait, il pourrait donner des lecons à bien des gens qui ont comme travail d'etre en relation avec d'autres gens.

mercredi 17 juin 2009

Enrobée d'été....


Comme elle est belle la femme qui s'habille d'une robe à bretelle spaghetti .
Les épaules dénudées, les seins presque libre. La légèreté du tissus qui s'harmonise au corps dont la coupe s'efface pour laisser place à la nature.
Je craque...

Passons de la langue à la vulve...

Je n'ai pas encore de réponse au sujet de la famille et du couple.
Je suis un gars et je tente de cerner les filles, et les filles que j'ai questionnées ne savent pas.
Pour les gars c'est plus clair, on dit qu'ils sont à la recherche de leur mère mais leur quete me semble beaucoup plus primitive que ca, ils sont à la recherche d'un placenta, pour les plus mature, d'un sein maternant.

Placenta et sein, la piste est bonne. l'homme aspire à le retrouver et la femme à l'offrir. L'un est décu de sa quete et l'autre décu de la réaction de cet autre. Ca doit etre ca, un peu du moins. Dans les couples modernes, les bébés ont des coliques, de la difficulté à digérer le lait, et elles, elles n'aiment pas l'impression qu'elles ressentent devant ce coliqueux qui devrait etre tout confo et comblé. Elles écrivent alors un blog qu'elles nomment Mères indignes.
Le sentiment de vide de l'un renvoies l'autre à son propre sentiment de vide, et ils se blament mutuellement pour l'inconfort d'un sevrage qui n'arrive pas à se faire.


Pour attirer, la femme montre la peau de ses seins et de son ventre en prenant soin de cacher ses mamelons.
De quoi est investit le mamelon qu'il importe tant de cacher? Une source nourricière qu'il faut protéger pour assurer la survie de l'espèce?
Un appat sexuel qu'il importe de cacher pour maintenir l'envie afin d'appater correctement au risque de tuer le désir et de compromette ainsi la survie de l'espèce?
On en arrive au meme point.

Cette vulve toute lubrifiée se fait-elle invitante parce qu'elle aspire betement à s'emplir d'un placenta et d'un foetus?

Et ces chimères que sont la pornographie et les romans Arlequin ne sont-ils pas une simple représentation physique des forces biologiques qui agissent en nous?

Et cette belle et séduisante fille à la recherche d'une relation amoureuse idyllique ne finira-t-elle pas par se réfugier dans une relation symbiotique avec son enfant, décue par son conjoint qui lui à son tour sera décu des ses seins vidés et de cette peau un peu trop étirée?

N'est ce pas un peu ca le couple?

Et pendant ce temps, peu importe le type de discours, des enfants naissent et l'espèce survie.
De pleurer le couple ne sert à rien, sa fonction première est d'assurer la survie de l'espèce, il n'est pas programmé pour des déjeuners croissants-café romantique en déshabillé sur une période de 40 ans, la bandaison et la lubrification ont des fonctions précises et n'impliquent pas le cortex, tout ca se trouve dans le bulbe rachidien.

L'humain est un peu prétentieux du cortex qui lui, sous estime le bulbe, à tord malheureusement mais que voulez-vous, il aime se raconter des histoires.

Ainsi va la vie qui va...a (Jean Leloup)

mardi 16 juin 2009

Chantons anglais à la Saint-Jean....

On chante bien francais le 1er juillet.
C'est quoi ce truc?
Pauvre anglais victime.
Pourtant dans la rue, meme dans un quartier francophone de Montréal ils n'ont pas de problème avec leur unilinguisme anglais.
Et là on devrait pleurer l'exclusion de l'anglais lors de la Saint-Jean?
Bien sur l'affirmation du fait francais est illégitime et le pire, ceux qui parlent francais sont d'accord et soutiennent.
Je vous laisse je vais écouter U-2 en meme temps que Dr House en version originale c'est meilleur.
Je suis triste pour ces groupes de musiciens sans malice qui voulaient l'anglais lors de la Saint-Jean, c'est fou. Pauvre eux, ils étaient tellement de bonne foi. Ils auraient pu offrir un spécial francais pour faire la scène, non? Ca ne le mérite pas? Ils sont victimes de discrimination. Les anglais ont la vie dur à Montréal, on dirait de juifs. Malheureusement les francais n'ont pas l'allure d'Allemands, au mieux un Diner Kraft pateux.

Célébrons timidement, avec culpabilité le francais le jour de la Saint-Jean, illégitime, n'est ce pas ca qui nous caractérise?

Il suffit de sortir un sous de sa poche pour voir la Reine d'Angleterre, meme pas un billet orange, ni un vert, ni un mauve, pas plus qu'un brun, un sous seulement pour que le francais soit absent.
L'économie est Anglaise et le francais n'arrive meme pas à s'inscrire sur un sous. Alors c'est tout dire.

Bonne Saint-Jean bande de cave, comme si les Irlandais étaient génés lors de leur fete nationale.
Ha, on est pas un pays, Okkkkk.

Signing in french it's stupid even in the Saint-John batiste, sing white man, yo!!

On laisse chanter francais le premier juillet pour maintenir l'illusion d'un pays bilingue, sur papier c'est beau. Les artistes sont rendues à déplorer la censure de l'anglais lors de la Saint-Jean et défendent leur présence le 1er juillet. Est ce que le bleu des Grecques se mélange au vert des Irish lors de leur fete nationale.

Qui sommes nous pour laisser tout le monde se feter en s'excusant de se feter soi-meme?

Et pour les filles c'est comment?


Journée de congé aujourd'hui pour moi, rien à demander à personne, la totale, service complet.
Je sors pour mon repas de ce soir, mais je ne peux m'empecher de queter, ca semble maintenant dans ma nature mais cette fois-ci, il ne s'agit pas d'argent.
Moi - Bonjour madame, vous auriez une minute?
Dame - Désolé, je suis pressée.
Moi - Merci, bonne journée.
Je croise une autre dame.
Moi - Bonjour madame, vous auriez une minute?
Dame - Désolé je suis pressée.
Moi - Merci, bonne journée.
Un gars avec un bouquin en main me croisera bientot. Voilà, lui il va s'arreter.
Moi - Excusez monsieur vous auriez une minute?
Lui - oui.
Moi - Vous allez trouver ma question bizarre, mais je lis les jeunes hommes de 20-30 ans décrire leurs attentes amoureuses et je reste avec l'impression qu'ils sont davantage à la recherche d'un placenta que d'une vulve. Le déjeuner, le souper, la baise tout doit se passer en symbiose. Ca me semble d'avantage de l'ordre d'une relation foetus mère que d'une relation amoureuse. Au féminin, ca serait comment selon vous, je suis bloqué là.
Lui - Votre question est très intéressante mais je ne sais pas.

Un peu peu plus loin, une femme.
Moi - Bonjour madame vous avez une minute?
Elle - Ca dépend, si c'est pour de l'argent non!
Moi - Fièrement je lui montre la pizza McCain, International à croute mince de style Parisienne qui est succulente et qui transparait au travers de mon sac.
Non ce n'est pas pour ca. Étes-vous une personne ouverte?
Elle - Heu... ouiiii.
Moi - J'ai une drole de question. Je trouve que... la meme question quoi. Avez-vous des pistes?
Elle- Votre question est très pertinente mais je ne sais pas.
Alors je n'insistepas, on marche un à coté de l'autre et elle me dit, c'est peut etre plus la relation au père?
Moi - Je ne sais pas mais avant d'etre femme, elle était enfant tout comme les hommes, c'est peut etresemblable ?
Elle - Peut-etre.
Moi - Merci beaucoup, bonne fin de journée.
Elle - Vous aussi, au revoir.

Alors j'ai avancé un peu, la description d'une relation amoureuse ressemble parfois à une relation symbiotique pourtant une fois né le nourisson apprends à attendre, il pleure, il crit, il vit de l'inconfort qu'il ne vivait pas avant. Il sait qu'un petit-dejeuner peut etre banal. Ca confirme mes impressions de départ et j'hypothèse que c'est possiblement semblable pour les filles.

Et finalement je suis surpris que les gens sur la rue soient plus avares de leur temps et de leurs idées que de leurs argents ou de leurs cigarettes.

Question existentielle...

Je trouve que mes réponses sont plus intéressantes que mes billets et je ne sais pourquoi?
10$ à celui qui aurait une idée du pourquoi.
Ma qualité première serait de n'etre qu'un répondeur?

ouch....

http://www.cyberpresse.ca/actualites/insolite/200906/16/01-876015-56-etoiles-tatouees-sur-son-visage-a-son-insu.php

Tristement ridicule. J'aimerais croire que nous sommes le premier avril.

Sensualité...

C'est une première, je me concentre sur le mouvement de mon majeur sur ce renflement que j'aborde pour la première fois. Le mouvement va et vient doucement. Je suis aussi attentif aux sensations que je lui donne qu'à celles que je ressens. Son renflement est modeste, différent de celle d'avant, mais semble très sensible, une légèreté s'impose je crois, mes doigts se font délicats.
Il est illusoire de croire que ce qui va pour l'une va pour l'autre. L'adaptation, le plaisir de découvrir pour mieux se synchroniser ne remets pas en question ma virilité au contraire, j'aime beaucoup, penser que l'on sait d'avance n'est que prétention un peu machiste.

J'apprivoise ma nouvelle souris d'ordi, elle est pas si mal.

lundi 15 juin 2009

Délire, encore....


Il fait soleil, j'entends le craquement du ciel sans qu'il y ait de pluie.
Tout est parfait, je ne ferme pas mon ordi.
La foudre peut le frapper, ma préférence serait qu'elle me choisisse, mais ca, on en décide pas.
La colère de Dieu frappe bien ou elle le veut. Je me fais brave parce que je sais que je ne serai l'élu.
Mais elle pourrait m'embeter et choisir mon ordi juste à coté pour me faire chier encore un plus.
Je la maudirai alors et crierai à l'injustice.
Juste à y penser je ressens de la rage et je cries après ce tonnerre qui n'arrive meme plus à m'intimider. Je suis insensible à ses pleurs qui viendront bientot car je n'ai pas l'ame à la consolation.

Entretien avec un monstre...

L'empathie, celle dont je veux parler ne cherche pas à etre sympathique bien que son assise principale repose sur la qualité de la relation.
L'écoute empathique est de permettre à celui qui se raconte de comprendre mieux ce qu'il ressent et parfois au prix d'en éprouver un certain malaise car voir ce dont on cherche à se couper, parce trop douloureux, n'est pas facile.
Une tentative osée, un entretien avec un père incestueux. nommons-le Pi.
Les contre-transferts sur un sujet comme celui-là sont difficiles à gérer, le désir d'un coup pied au cul vient plus facilement qu'un désir de comprendre qui lui, serait susceptible d'etre percu comme une collusion meme s'il en est rien. Encore une fois, on ne peut etre empathique et juge à la fois. Chacun son role.
Ca semble un interrogatoire mais ce n'est que le début, il sortira de cette rencontre un peu plus en contact avec son expérience plutot que de surfer sur des défenses qui l'éloignent de ce qu'il ressent vraiment et qui le perd dans une brume suffocante.

Pi - Je ne cherchais pas à lui faire de mal au contraire j'étais très doux avec elle. Je ne l'ai jamais forcé et je n'ai jamais été jusqu'à la pénétration, des caresses c'est tout. (minimisation dit-on)
Moi - Tu n'avais pas l'intention de lui faire du mal.
Pi - Non pas du tout.
Moi - Quelles étaient tes intentions?
Pi - Je voulais lui donner de l'affection, de l'attention, je voulais qu'on ait une bonne relation, que l'on soit proche l'un de l'autre.
Moi - Est ce que tu sens ta fille proche de toi actuellement?
Pi - Non pas du tout.
Moi - Comment tu t'expliques ca?
Pi- Je pense que c'est à cause de sa mère qui l'a éloigné de moi.
Moi - Pourquoi?
Pi - C'est une folle, elle controle tout, elle me critique tout le temps et s'arrange pour que tout le monde s'éloigne de moi.
Moi - Qu'est ce qu'elle te reprochait?
Pi - C'est pas les reproches qui manquaient, elle me reprochait tout. Elle me reprochait d'etre ce que je suis, c'était jamais correct.
Moi - Est ce qu'elle te reprochait ta facon d'etre relation avec ta fille?
Pi - Oui
Moi - Et toi, est ce qu'il y a des choses que tu te reproches dans ta facon d'avoir été en relation avec ta fille?
Pi - Oui, beaucoup.
Moi - Qu'est ce que tu te reproches?
Pi - Elle était trop jeune.
Moi - trop jeune?
Pi - Elle était trop jeune pour ce que je lui demandais de faire avec moi.
Moi - Tantot tu disais que tu avais été doux avec elle.
Pi- C'est vrai aussi mais c'est pas normal, je le sais, je l'ai toujours su.
Moi - Tu sentais que c'était pas normal?
Pi - Oui je le savais mais je le faisais quand meme.
Moi - Qu'est ce que tu cherchais à faire en faisant ca?
Pi - Je ne sais pas, retrouver un peu de pouvoir, de l'affection, de l'attention.
Moi - Tu en manquais?
Pi - J'en ai toujours manqué, pis avec ma femme ca marchait pas, comme je te disais tantot, elle était froide, me critiquait tout le temps.
Moi - As tu l'impression que ca marché?
Pi - Non.
Moi - Qu'est qui fait dire ca?
Pi - Ma fille s'est éloignée de moi.
Moi - Comment tu expliques ca?
Pi - J'avais pas à y faire subir, ca. Je lui imposais des choses qui n'étaient ni de son age, ni de son role.
Moi - Quel impact ca pu avoir sur elle tu penses?
Pi - Ca l'a fucké.
Moi - La rencontre termine bientot, qu'est ce que tu ressens?
Pi - Je m'en veux, je le savais pourquoi ma fille ne veut plus me parler, j'ai tout fucké, je l'ai fucké pis c'est un monstre que je porte en moi et je me sens incapable de réparer ca. Je me sens comme une merde pis ca me mets en colisse.
Moi - En colisse?
Pi - Oui je m'en veux d'avoir tout scrappé.
Moi - Alors, la semaine qui s'en vient, elle va se passer comment?
Pi - Ca va aller je vais m'occuper.
Moi - Ok! à la semaine prochaine.