dimanche 14 juin 2009

Mon top 6...

Mon top six de queteux.

les 3 citrons...
L'or
Tu n'existes pas, tu n'as aucune résonance, la personne t'ignore complètement, rien ne se passe.
L'argent.
L'attaque, décrisse mon osti, va travailler, ils ne donnent rien mais il leurs importe de te faire sentir comme un cafard.
Mais ils réagissent à ta présence.
Le bronze
Les questionneux, parfois ils donnent, parfois pas, mais ils veulent savoir et sont un peu moralisateurs. Ils sont dans les méfiants, je veux te donner mais j'ai peur que tu l'utilises mal, rassure moi. Je réponds un truc bizarre, je dis que mes besoins sont plus grand que ce que je peux ramasser dans la rue. Généralement, ils me regardent d'un drole d'air, leurs neuronnes s'activent et j'observe.

Les 3 oranges sucrés...
L'Or
Il serait peu crédible de passer ceux qui donnent, mais ceux qui le font avec un sourire ajoute à la valeur. Ou encore ceux qui s'arretent, retirent leur sac à dos, fouillent et finalement ont pris quelques minutes de leur temps comme ca, gratuitement sans rien demander et passent leur chemin. Meme ceux qui finalement constatent qu'ils n'ont pas de monnaie.
Le plaisir à donner, je l'ai vu quelques fois seulement, je me souviens d'une jeune femme, elle était éclatante. Voici mon homme ouvre ta main bien comme il faut, elle était belle et drole.
L'argent
Ceux qui disent non pas maintenant, peut etre lorsque je repasserai, et ils le font.
Aussi ceux qui en repassant, ayant d'abord refusé décident de donner. Aujourd'hui une femme me disait, je m'excuse d'avoir été bete tantot. J'aurais aimé lui dire que sa betitude n'était pas si mal.
Le bronze
Ceux qui ne donnent pas mais te regardent dans les yeux, te font un sourire en te souhaitant bonne journée.

De ma position de queteux je comprends très bien que j'importune, je ne me plains de rien, ils n'ont rien demandé et se font aborder, ca peut etre irritant surtout à répitition.
L'important n'est pas de donner de l'argent, il est dans la facon de réagir, un sourire c'est parfait meme sans mot. Désolé, c'est pas mal, pas aujourd'hui c'est bien aussi, en fait je l'aime pas mal celle-là.

Putain que j'écris ces jours-ci. Une vrai pie mais pourtant je ne suis pas en transformation de sexe.

Parlant d'humain...

Le brute qui controle mon secteur de quete me trouve sympathique, il m'a meme serré la main aujourd'hui.
Il pense que je suis alcoolique parce que je tremblais lorsqu'il est arrivé. Tu as soif toi me dit-il.
Non j'ai peur de toi. Il rigole. Il avait assommé d'un coup poing derrière la tete un latino toxico il y a deux jours parce qu'il faisait sa quete là ou il ne devait pas. Son projet est de le tuer mais je ne le crois pas, ca serait con. Tu viens pas ici souvent, garde ca comme ca, ok? Je réponds oui, il me salut et me souhaite bonne chance.

Quelques secondes après le départ de cette brute de 260 livres, un gars sort de la SAQ, Bonjour monsieur, vous auriez un peu de monnaie svp? Vas donc travailler criss.
Moi je trouvais pourtant que j'en avais déjà assez baver pour aujourd'hui, j'ai répondu d'accord monsieur.

P.S.
Je ne raconte pas tout ici, vous interprétez à partir de ce que j'écris et ca peut biaiser, réservez vos jugements, queter n'est aucunement enrichissant, je vous l'assure d'une position in-vivo, ca ne garde meme pas la tete en dehors de l'eau.

Virtuel et réel...


Sujet complexe que je préfère garder simple en disant que le virtuel n'est qu'un outil de plus à travers lequel l'humain se révèle. Il ne diffère pas d'un couteau qui peut servir à cuisiner ou à tuer.

Porte moins à conséquence....(parfois oui, parfois non)
peut etre, mais ca meme dans le réel on fait des choses qui ne portent pas à conséquence. Parler dans le dos de quelqu'un, ne porte pas à conséquence.
La confrontation peut se produire si la personne l'apprend.
Porter à conséquence, le comédien d'une grenade avec ca, en a eues, je me suis fait virer d'un forum à quelques reprises, parfois c'était mérité, d'autres fois pas, comme dans la vie.

Je ne vois pas de distinction majeure entre le réel et le virtuel. Les gens que j'ai connu sous leur nick, j'ai l'impression de les connaitre vraiment. Certains sont disparus pour telle ou telle raison, dans le réel c'est pareil. Elles m'auront manipulés en se jouant de moi pour que je devienne la risée de quelques uns. Par besoin d'internet pour ca.

Dans les forums virtuels on y trouve la meme hommerie que dans une organisation réelle. La hierarchie, les cliques, la censure, etc.

Il y a des gens qui ressentent le besoin d'organiser la blogosphère, dans le monde c'est pareil, les gens ont besoin d'organiser, hierarchiser, controler tout. Et ils tentent de le faire avec ce qu'ils savent, donc argent, opportunité professionnelle, regroupement en association, règlementation, etc, etc. Ils appliquent le modèle qu'ils connaissent, le meme que celui dans la société ou ils évoluent.

On y rencontre des gens souffrant de maladies mentales, des pervers, des agressifs, des médisants, des gros, des maigres.
Le virtuel sert à se divertir, comme la télé, sert à colliger des informations comme les livres.
Il y a bien peu de chose que je ne trouve pas réel dans le virtuel.
Il s'agit d'un outil que l'humain humanise avec son répertoire bien limité en fait.

En fait ce n'est que la réinscription de la vie réelle sur un autre support. La cassette, le CD, le MP3, ce ne sont qu'une succession de supports différents sur lesquelles l'humain réinscrit sa nature fondamentale.

Mais le virtuel à ses limites comme support. Actuellement je suis en manque de nicotine, internet n'arrive pas encore à combler mon besoin de fumer. Il est visuel, auditif, lui manque le gout, le touché et le sentir.

Imaginez vous envoyez chier votre interlocuteur sur MSN et vous appuyez F4 pour lui envoyer une odeur de merde. Ca serait pas mal ca.

Reste-t-il la question du controle du degré d''intimité et de l'identité? Si c'est le cas, peut etre que ca ne révèle rien sur les avatars de l'internet mais plus sur les limites de la personne qui en fait usage. Un soir je vais plus loin et me dévoile trop, ca parle de mon manque de controle, ca se produit dans les bars, dans les partys de bureau, meme là je n'y vois rien que des phénomènes humains.

Je termine ce billet avec ceci, je participais à un forum sur Loft Story, la règle était on respecte les forumeurs, mais les lofteurs non, pas nécessaire. L'argument était, ils ont choisis de devenir public alors qu'ils assument. Moi, je disais et toi avec ton Nick sur un forum public, c'est différent, tu n'es pas un personnage?
Et cette année, la blonde d'un lofteur participait à ce forum, un lofteur hait et méprisé, mais tout le monde devient gentil envers lui par la seule présence de sa blonde.

Ca me fait penser à Milgram, un chercheur américain, fin année 60, début 70, à peu près.

Il demandait à une personne de peser sur le piton qui donnerait un choc électrique à une personne assise sur la chaise. À chaque mauvaise réponse, il devait augmenter l'intensité jusqu'à un choc pouvant etre mortel. Les résultats furent impressionnants. Il y a eu des variantes, la personne voit l'autre souffrir, ou elle ne fait qu'entendre les gémissements ou encore, elle ne voit et entends rien. Bien sur, les doses mortelles arrivaient plus souvent lorsqu'il n'y avait de contacts visuels. Ce qui pourrait peut etre s'approcher du virtuel. Bien sur il y avait ce contexte d'après guerre et d'après holocauste d'ou l'intéret à comprendre comment cela était possible.

Mais quand tu fais une mise à pied, tu retires les clefs, la passe et que tu fais vider le bureau de quelqu'un. La distance est là, et encore le virtuel se rapproche du réel.

Bref, ce billet est long mais le virtuel ne me pose pas de problème, l'humain beaucoup plus. En réalité c'est lui qui est derrière l'écran.

samedi 13 juin 2009

Julie...

Elle ne s'est pas envoyée en l'air ce soir, peut etre mercredi.

Réflexion...

J'ai décidé de quitter mon logement pour le laisser à ma fille. Elle devra se trouver une coloc.
Automne prochain, elle débutera son CEGEP, c'est un bon moment.
J'en suis à identifier mes conditions, je ne voudrais pas qu'elle le perde 3 mois plus tard pour trop de party nocturne. Mais je ne veux pas jouer à la police non plus.

Je vais assumer les frais, si elle se trouve une co-loc et je pense à négocier un contrat avec elle. Mais je suis perdu dans mes réflexions, vos pistes seront bienvenues. J'en suis qu'au début et avant de lui en parler j'aimerais que ce projet soit solide.

Je me donne l'été pour préparer ce projet, avec elle bien sur. Vos suggestions seront appréciées.

Unilinguisme...

Dans un rayon d'un km de chez moi, il y a 4 dépanneurs. Aucun parle francais.
J'aborde beaucoup personnes c'est temps-ci sur la rue et plusieurs d'entre eux ne parlent pas francais. Il y a quelques minutes, une femme aux traits asiatiques me dit Sorry je ne parle pas francaise.
Pourtant j'ai un logement dans le quartier Plateau-Mont-Royal.
Les unilingues anglais sont de plus en plus nombreux et, honnetement ils ne semblent pas en souffrir. Au parc Saint-Enfant de Jésus, je discutais avec deux hommes, un québécois francophone et un anglophone.
Le francophone m'intime de me taire, je lui dis que ma question s'adressait à son voisin. L'anglophone me réponds I don't need to speak french at work. Comme ca, tranquillement, sans aucun problème.

Et les anglophones reprochent aux politiciens leur unilinguisme et, ce qui est le plus drole, ces politiciens là souvent s'en excusent et promettent de faire amende honorable.
Je trouve ca désolant. Je vois une majorité qui marche la queue entre les jambes pendant qu'une minorité se promène avec un air triomphant.
En faisant les trottoirs j'ai compris le mépris des gens en général, mais celui des anglais à sa couleur particulière, elle est entière, inconditionnelle et je peux affirmer en toute objectivité qu'elle est aussi généralisée. C'est un fait, un constat, empirique certe, mais bien réel.

Ce billet mène ou?
Il me mène à regarder le huard bronzé qui repose près de mon clavier, et d'y voir le profil d'Élisabeth. Je parle de langue mais il s'agit plutot d'une question d'argent.
L'argent est anglais, la reine est partout, elle vient de là la suffisance.

Les francophones du pays n'ont meme pas la capacité de frapper une pièce de monnaie d'un symbole qui les réprensente, peut etre à l'endos?

Imaginez juste une pièce de monnaie qui sur ces deux faces symbolise le Québec francophone et qui serait distribuée partout au Canada. J'aimerais voir...

Un profil de René Lévesque sur un billet de 5 $ n'aiderait-il pas à l'intégration des nouveaux arrivants au monde francophone?

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Un peu hors sujet, ca coute combien produire une pièce d'un sou?

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J'ai trouvé ceci sur Wikipédia...
Le Canada est aujourd'hui une monarchie constitutionnelle à régime parlementaire, se définissant comme une nation bilingue et multiculturelle ; le français et l'anglais sont, à statut égal, les langues officielles.

L'acteur est triste...

Les pingouins ont gagné le plus beaux des trophées et ils ne semblaient pas heureux.
Ils étaient ailleurs déjà j'imagine, le contrat est fini, on passe au prochain.
Ils ont gagné et ils ne fetent pas?
Le spectacle de ce soir me dit, messieurs qui veulent investir 500 000 000$ pensez-y, ca repose sur du vide meme les acteurs principaux sont éteints.
C'est comme les banques, ca va s'écrouler et alors ils retrouveront le plaisir de jouer.

Simon Gagné lance pour 10 000$ à Québec, l'an dernier, il lancait pour 8 000 000$. Ca peut paraitre absurde mais ces salaires fous, je ne crois pas que ca dure encore bien longtemps et Simon annonce peut etre la couleur d'un changement. La luminosité du logo du CH va faiblir, c'est clair, ca repose sur rien de solide. 300 000 000$ pour un logo, faut le faire.

vendredi 12 juin 2009

Obama city...

1987, le cul modeste reposant sur une Triumph 750cc, je suais dans ma traversée d'un désert, le soleil ne faisait qu'amplifier la déshydratation de la veille trop éthylique.
Je m'arrete à Obama City pour un petit dej. Avant d'entrer je crache le sable qui m'asséchait la bouche.

Quelques minutes plus tard, la serveuse me demande gentiment if I want a refill? Comment dire non? Alors j'ai dit oui, heureux de cette attention.
Quand j'ai vu la facture je me suis dit naif, je feelais moins le refill qui semblait gratuit.

Ce soir des années plus tard, je vais à l'hyper-marché, une cassière me demande...
-Voulez vous un sac?
- Oui.
Je regarde la facture, 5 cents!
Je m'excuse madame mais vous m'avez demandez si je voulais un sac, et non si je voulais en acheter un.
- Monsieur tout le monde le sait.
- Ouin, c'est comme ce que dit la mère de ma fille. Tout le monde le sait que je suis un con. Mais dites moi puisque vous les vendez pourquoi ne dites vous pas, voulez vous acheter un sac?
- Votre ex a bien raison du con.

Je n'insiste pas je suis le roi des cons et tellement con que j'arrive pas à le comprendre. Plume avait écrit là-dessus je crois.

Je n'aime pas ce billet, j'hésite à l'effacer, il fait trop féminin du genre grosses matantes qui écrivent la question suivante.
C'est tu juste moi ou ben?
Et là les autres matantes s'empressent de répondre, non non c'est pas juste toi.
Moi je reve d'une réponse qui dirait ben oui connasse, c'est juste toi.
Mais ce n'est qu'un reve, reste que je me demande...

C'est tu juste moi ou ben?

Les nouvelles d'un gars...

Météo...
Balto, un Bouvier-Bernois de deux ans, tirait de la langue aujourd'hui. Donc, ensoleillé, chaud et peu nuageux. Sa langue pendait vers la gauche, donc, possibilité d'averse demain.

Faits divers...
La maitresse de Balto indifférente, elle semble avoir des traits psychopathiques. Pauvre petit Balto. Une plainte a été faite, il est sur une liste d'attente.

Arts et spectacles ....
Les gags juste pour rire, c'est arrangé, ce ne sont pas des vrais gags, ce sont des mises en scène.
Le public est trompé. Ca fait 2 jours qu'ils occupent le parc devant l'église Saint-Enfant de Jésus pour tourner quelques scènes d'un seul gag. C'est une farce, c'est trop évident. Soutenons la culture.

Potins croustillants....
À mettre dans les généreux...
Martine Saint-Claire est très gentille. Elle m'a donné plus de 2 dollars en me remerciant avec un sourire charmant.
Mention honorable à Louis Saia.

Le grand comédien portant le coco et dit séduisant, antipathique à l'os et avare.

La palme d'or revient aux journalistes sportif et chroniqueurs de La Presse, semblent tous déplaisants et méprisants. Les journalistes de l'écrit comme ceux de la télé se prennent pour des divas. Le virtuel et l'agonie du journal papier risquent de les ramener sur terre un jour.

Nécrologie...
Jasmin le pigeon gisait en paix cet après midi sur le béton d'un trottoir rue Saint-Laurent. Il laisse dans le deuil bien des volailles, c'était un leader. Qui aurait dit ca en le voyant?

Santé...
Les spécialistes des virus nous souhaitent bonne vacances et nous disent qu'ils veillent au grain.
Pauvre eux, pas de vacances?

Sports...
Une jeune fille à la couleur de peau autre que blanche mais non jaune, ni rouge courrait pour rattraper le bus qui démarrait, malheureusement sans succès. Son temps sur 100 mètres, 12, 453 secondes. Ce qui n'est pas si mal.

Société...
Le chauffeur de l'autobus n'était pas raisonnablement accommodant. Pourtant il fumait des Camel.

Horoscopes....
Peu importe votre signe vous relirez le titre et vous vous direz, c'est quand meme un drole de mot. Il vous laisse indifférent? Alors c'est votre ascendant qui domine.

Cinéma.....
Blogosphère, blogosphère, est-ce que j’ai une gueule de blogosphère?

Éditorial...
Je peux écrire ce que je veux, aucune censure, notre journal est libre.

Lettres de lecteurs...
J'aime bien les journaux libres, la liberté est un beau concept.

Affaires...
La cote de cet éditorialiste vient de chuter à 0.

Loterie...
Demain 6-49
Le 2, le22, le 23, le 24, le 33, le 45 suivi du 48
Complémentaire le 13

Internationales...
J'allais l'oublier. Les soldats canadiens et québécois servent de tampons, role que Bush leur a donné. Plusieurs reviennent au pays saturés de rouge. La guerre se conjuguant au féminin, il faudrait peut etre penser à changer de tampon?

jeudi 11 juin 2009

Bonnes nouvelles...

Radio Can, un spécialiste nous dit qu'ils ont le virus à l'oeil et que l'on peut passer de belles vacances cet été, il se fait rassurant, ils s'en occupent.
Pourquoi faire une nouvelle lorsque tout est sous controle sinon pour nous dire qu'ils s'en occupent et que sans eux et leurs million on serait dans le trouble. Justification de budget?

La pauvreté, tue plus que cette grippe porcine, et qui se présente à la télé pour dire qu'ils ont la pauvreté à l'oeil et passez de belles vacances.

Je vous laisse, un reportage sur un sprinteur le plus rapide au monde, c'est une nouvelle importante.

Radio-Can vraiment c'est pertinent, sans eux on serait des imbéciles mais il ne pleut pas à Toronto pour le moment.

p.s. prochaine chronique...les nouvelles d'un gars.

Dans la marge...

J'en suis à préparer ma sortie. Elle me semble aussi difficile à faire que celle qui consistait à préparer l'entrée. C'est décevant, je croyais que de sortir était plus facile.
I want to be with you et fuck you demande de remplir le meme nombre de formulaires, on y échappe pas, faut que tout soit en règle.

J'ai passé 5 heures là-dessus aujourd'hui et je ne sais combien demain.
Cinq ans d'étude pour une maitrise me semble rien, sortir comme il faut de cette vie qui ne m'ntéresse plus semble demander tout autant. Je vais quand meme pas faire un baccalaureat pour sortir adéquatement.

Il arrive un moment ou tu ne peux plus rien espèrer parce que tu es marge. Et les marges sont remplies d'encre rouge, ca on le sait, la petite école nous l'apprennait.

On me dit fou, moi je trouve que c'est eux. Tu veux une carte A, ca te prends la carte B, pour avoir la carte B, tu dois avoir la carte C et pour avoir la C tu as besoin de la A. C'est l'ABC quoi?

Je vais y arriver mais je trouve donc que la sortie est compliquée.

Je me retrouve dans ce patient qui traine dans un couloir d'une urgence et qui se demande si le concept du bénéfice secondaire de la maladie énoncé par Freud ne mériterait pas d'etre revisité.

Ce billet est sombre, mais sauveur sympathique abstenez vous d'envoyer l'urgence chez moi, ca me couterait 200$ pour trainer une nuit dans un petit cubicule. C'est onéreux, si vous etes inquiet envoyez moi une escorte à la place, son traitement sera tout aussi profitable.

Il sera écrit ... il fut con, et plusieurs confirmeront.

mercredi 10 juin 2009

Enquete sur un gars en quete...


Je suis maintenant ficher, un petit carton ou il est inscrit, 1m82, 82kg, nom, adresse et toute la description de l'habillement de mon personnage que j'ai fait hier dans le billet précédant. Je songe à changer le rouge de ma casquette, trop visible.
C'est un policier en vélo, il s'est arreté avec l'intention de m'arreter. Il m'aborde pour me demander si je quetais, jai dit oui. J'ai du m'identifier. Mon dossier est clean, une chance. Pendant qu'il vérifiait avec son cell je perdais des sous. Je lui ai demandé poliment, vaut mieux etre poli avec les policiers, si je pouvais continuer à queter pendant qu'il m'enquetait. Il m'a dit oui mais qu'il doutait que ca fonctionne. Ca fonctionné quand meme un peu. Un moment donné, il me demande c'est quoi mon problème, j'aurais aimé lui répondre que dans l'instant présent, c'est lui.
Il m'a quitté avec regret, il aurait aimé m'arreter. Dommage pour lui, il devra trouver quelqu'un d'autre.
Il me surveillait en s'éloignant, espérant peut etre un fuck you de ma part histoire de procéder, je ne lui ai pas offert ce plaisir.

Mon personnage n'est pas très aimé, deux fois qu'on m'enquete en un mois. Je devrais peut etre changer plus que ma casquette et revoir tout le personnage.

mardi 9 juin 2009

L'anti-héro...


Je termine ma transformation par une casquette rouge sous laquelle j'aspire à ne pas etre reconnu, un peu comme une pute fait avec son rouge à lèvres.
Juste avant j'avais mit mon pantalon beige tout taché, un grand T-shirt orangé, qui serait ceintré si je fréquentais les gyms et mangerais plus, le tout recouvert d'une veste de jeans. Le rouge, l' orange et le beige s'harmonisent bien au bleu de mes chaussettes.

Je prends un grand respire et je sors de chez moi. Je ne suis pas dans mon secteur alors je n'adresse la parole à personne, je ne suis pas encore dans mon personnage non plus, bien que j'en porte le costume, le jouer ici m'humilierait. Je ne suis que dans le couloir qui mène à la scène, la représentation n'est pas encore commencée.

La transformation se passe au milieu du boulevard Saint-Denis, une fois du coté ouest, je deviens cet anti-héro qui interpelle tout ceux qu'il croise.
Là, tout est en place, le costume, le décor et le texte que j'ai amélioré dernièrement. J'y ai ajouté un bonjour et j'ai balancé le excusez-moi. C'est à force d'étudier la réaction de mon public, plusieurs personnes me répondaient par un bonjour. Je ne comprenais pas au début, ca me semblait une drole de réponse mais ils voulaient me signifier que mon texte serait plus intéressant s'il commencait ainsi.

Alors je mets le pied sur le trottoir ouest, un jeune homme va croiser mon chemin bientot, il est à deux metres de moi, c'est là que je commence ma représentation pour ne pas le surprendre et lui laisser temps de voir le personnage avec qui il fera ou non affaire.
- Bonjour monsieur, vous auriez un peu de monnaie svp?
- What? (comment ca what on est sur la Plateau osti me dise-je sous mon déguisement)
- Vous auriez de la monnaie?
- Sorry I don't speak french.
- Ok, au revoir. Je ne tente meme plus avec les anglais, ils disent toujours non.

Je marche jusqu'à mon coin, qui n'en est pas un, c'est en plein milieu de deux coins de rue, devant une SAQ. Là, je ne demande rien à personne, nous sommes au deuxième acte, la mise en scène est bien faite, le costume convient toujours, mon role est bien campé, à eux de définir le leur maintenant.
Je ne fais que saluer les gens qui entre, bonjour monsieur, bonjour madame ou bonjour monsieur- dame. Je le fais en douceur, contrairement au théatre traditionnel, là, je ne veux pas que ma voix porte trop,. Certains choisissent le role de l'irrité par ma présence, alors je ne veux pas trop les importuner.

À leur sortie, je les regarde, au théatre il parait que l'écoute de l'autre comédien importe beaucoup, alors j'analyse ce que je vois du jeu de cet autre, parfois je me tais et parfois je dis Bonne fin de journée.

Certains s'arretent, la plupart non. Je tente de ne pas trop les importuner par mon infortune. Je suis comme un danseur qui veille à ne pas trop piler sur les pieds de son partenaire ou encore, qui ne se fait pas trop insistant lorsque l'autre refuse de danser.
Certains dansent avec moi, d'autres pas, et certains autres, vraiment pas.

Un billet quelconque pour quelqu'un

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Si j'étais boulanger...

Il traverse la rue, il semble fatigué, les traits étirés, un peu amaigri.
- Salut Alain, comment tu vas?
- Ha salut, je vais bien. Faut que je garde cette médication là pendant tout le mois. Il m'avait dit la semaine passée qu'on l'avait changé de psychiatre et sa nouvelle a changé sa médication. Il ne l'aime pas, ca l'assomme trop, il s'endort partout.
Elle dit que je suis paresseux, il faut que je change ca.
- Tu es paresseux dans quoi?
- Ben je paye pour faire faire mon lavage, ca me coute 6$.
- Ben fais le toi-meme, ca va faire 6$ de plus pour toi, on peut faire ben des affaires avec 6$.
- Mais non, ca me couterait le meme prix pour les machines.
- Ha ok, je pensais que les machines étaient gratuites.
- Ben non.
- Ben j'appelle pas ca de la paresse alors, j'appelle de l'intelligence, t'sé faire le lavage c'est pas ce qui a de plus intéressant.
- Pis elle dit que je suis obsessif mais que c'est pas lié au monde imaginaire pis qu'y a juste moi qui peut m'aider là-dessus, elle a peu pas. Il me montre la paume de sa main droite, au milieu il y a de la corne bien épaisse.
Je pousse ma pognée de porte quand je rentre dans ma chambre pis elle dit que je le fais trop, c'est de l'obsession ca, ca l'air.
J'explore un peu.. ca dure combien de temps, c'est quoi ses pensées lorsqu'il fait ca, quel est le but? Il ne me réponds pas vraiment. Ca capacité d'introspection n'est pas très grande et la nouvelle médication n'aide surement pas. Nous sommes un peu pressés par la pluie qui recommence.
- Je pourrais le faire moins.
- Ben je sais pas, si tu le fais y doit y avoir une raison, mais peut etre que des fois tu pourrais changer de main. Il se mets à rire. Ou tu vas?
- M'en va au resto manger.
- Ok, ben bon diner.
- Quand est-ce qu'on se revoit? me demande-t-il.
- Je ne sais pas, bientot.
- Ok, je vais prier pour toi. Il me dit tout le temps ca lorsqu'on se quitte.

C'est drole, il n'y a pas de thérapie pour lui juste un controle par médication et une supervision dans un appartement. Et ca après 40 ans de services étatiques. Et on le dit paresseux, franchement, n'importe quoi. Moi j'emploi plutot le terme institutionalisé et il est à l'image de la qualité des services qui y sont rendus. Tenue peu soignée, cheveux gras, médication mal ajustée.
Comme si les gens qui y travaillaient n'avaient pas de fierté. Moi si j'étais boulanger, à la sortie des fours, je voudrais que mon pain ait une belle gueule. Je travaillerais en santé mentale, je voudrais que mes clients aient aussi une belle gueule.

Il porte sur lui les traces de l'économie que l'on fait dans les services pour l'investir dans les salaires et dépenses diverses. Au Québec on n'investit pas vraiment dans la santé des gens, c'est dans le système qu'on investit.
Vous croisez Alain dans la rue et vous ne vous doutez qu'il vaut 60 000$ par an, 8 000$ serait plus juste. Les 52 000$ servent à quoi? Et une fois mort, on disposera de son corps dans une fausse commune, facturée à grand frais. Pathétique, comme cette pluie.

lundi 8 juin 2009

Empathie IV...

C'est simple, ne jamais agir ses contre-transferts lorsqu'on est dans une position d'écoute.
Se demander ce que l'autre éveille en soi, le ressentir et voir comment cette expérience peut aider à mieux comprendre ce que cet autre tente de dire. En position d'écoute le but est d'entendre peu importe le sujet.
C'est cette capacité de s'entendre soi-meme qui fait que l'on peut entendre l'autre. Pour la morale, la justice, l'équité, les valeurs, ont les remise dans un tiroir bien fermé, ca aide à garder les oreilles ouvertes.

Écouter, chercher à saisir l'expérience de l'autre tel qu'il l'a ressent. Se servir de soi pour y arriver.

Il n'y a rien d'autre, juste ca et c'est déjà beaucoup.

Un jour j'ai vu Kovalev, un joueur du Canadien, je lui ai demandé comment il faisait, il m'a répondu...
- It's easy, when you have the puck you shoot and sometime you score. That's it.